Municipales 2026 : SOS Racisme accuse Louis Aliot de discriminations à Perpignan
Dans le cadre de la campagne électorale des municipales 2026, le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, a lancé des accusations graves contre le maire sortant de Perpignan, Louis Aliot, membre du Rassemblement national. Lors d'une conférence de presse tenue mardi à Perpignan, Sopo a affirmé que la municipalité dirigée par Aliot favorise activement les discriminations, notamment en réduisant les aides financières et en retirant des locaux à des associations œuvrant dans les quartiers populaires.
Les accusations de Dominique Sopo
Dominique Sopo, venu soutenir la campagne "C’est Louis ou moi" initiée par SOS Racisme ce mois-ci, a déclaré : "M. Aliot et cette majorité municipale se sont efforcés ces dernières années de diminuer les subventions, retirer des locaux de plusieurs associations" qui luttent "contre les discriminations et les inégalités". Il a également accusé le maire de promouvoir des structures qui créent un climat propice aux discriminations. Ces propos interviennent alors que Louis Aliot est candidat à sa réélection pour les municipales des 15 et 22 mars 2026.
La réponse du Rassemblement national
En réponse, le RN des Pyrénées-Orientales a fermement rejeté ces allégations, estimant qu'à Perpignan, "personne ne peut sérieusement prétendre avoir été victime d’une quelconque discrimination depuis l’arrivée de Louis Aliot" à la mairie en 2020. Cependant, le contexte électoral reste tendu, d'autant plus que Louis Aliot, bien que favori dans la course, pourrait être contraint à démissionner après les élections s'il est condamné et déclaré inéligible dans l'affaire des assistants parlementaires.
Dernière ligne droite pour les candidats
Parallèlement, la campagne des municipales 2026 entre dans sa phase cruciale. Les candidats ont jusqu'à ce jeudi 26 février, à 18 heures précises, pour déposer leurs listes en préfecture ou sous-préfecture. Ce délai strict marque la fin de la période d'inscription pour le premier tour, tandis que la date limite pour le second tour est fixée au mardi 17 mars, également à 18 heures. Cette étape est essentielle pour déterminer l'ensemble des compétiteurs qui s'affronteront lors des scrutins.
Le cas de Basile Imbert à Alès
À Alès, Basile Imbert, tête de liste socialiste de "Alès commun", a récemment déposé sa candidature. Il a réagi aux rumeurs circulant sur sa campagne en déclarant : "On disait que je n’y arriverai pas. C’est ridicule !". Imbert, né dans cette ville et soutenu par le PS et des écologistes, assure avancer à son rythme, affirmant croire aux temps politiques. Son dépôt de liste illustre la dynamique locale en pleine effervescence à l'approche des élections.
Les déclarations gouvernementales
Sur le plan national, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a pris ses distances avec les appels au désistement du RN. Contrairement à sa collègue ministre Aurore Bergé, qui avait demandé au Rassemblement national de se retirer dans les villes où La France insoumise pourrait l'emporter, Bregeon a affirmé : "Nous n’appelons le RN à rien". Elle a qualifié le RN et LFI de "lignes rouges extrêmement claires", indiquant les combattre pour des raisons majeures mais distinctes.
Cette campagne des municipales 2026 s'annonce donc particulièrement animée, avec des enjeux locaux et nationaux étroitement imbriqués, alors que les citoyens se préparent à élire leurs conseillers municipaux pour un mandat de six ans.



