Municipales 2026 à Alès : Basile Imbert (PS) promet une campagne sans ennui
À l'approche des élections municipales de 2026 à Alès, Basile Imbert, tête de liste du Parti socialiste, s'exprime sur sa campagne. Le candidat, qui a grandi sous l'ère du maire sortant Max Roustan, anticipe un scrutin palpitant et riche en suspense.
Une campagne dynamique et pleine de promesses
Interrogé sur le déroulement de sa campagne, Basile Imbert confie : « C'est ma quatrième élection en tant que militant, mais ma première en tant que candidat. Pour la première fois, on sent une véritable envie de renouveau. » Il souligne deux éléments clés : la nostalgie d'une Alès aimée et une inquiétude face à l'avenir. « L'ambiance est différente, et je me dis, enfin une campagne où on ne s'ennuie pas. Il y a du suspense, et ce n'est plus de savoir si Max sera élu à 53 ou 54 % des voix », ajoute-t-il.
Héritage et inspiration politique
Qualifié de « bébé Roustan » lors d'un débat, Basile Imbert assume cet héritage tout en affirmant son indépendance. « On me reproche d'être Roustanien. Je suis de gauche, mais je respecte le vote des gens. J'ai vu ma ville changer », explique-t-il. Il reconnaît l'inspiration tirée de Max Roustan, notamment pour sa proximité et son authenticité, mais cite Georges Frêche comme sa véritable référence. « Pour autant, Max Roustan est le maire de mon enfance. Quand j'étais au conseil municipal des jeunes, en CM2, je me disais, 'c'est ça un maire' », se souvient-il.
Projets et vision pour Alès
Basile Imbert met en avant des propositions concrètes, comme la création d'une feria de la châtaigne, idée venue de jeunes militants pour animer l'automne. « Une feria entre Alésiens, comme celle des Vendanges à Nîmes, ça serait bien », estime-t-il. Son projet phare reste l'aménagement du Gardon pour en faire un lieu convivial et familial, visant à rafraîchir la ville et attirer du monde. « Rien que pour ça, j'ai envie d'être maire ! », s'exclame-t-il, précisant qu'il travaille avec des experts comme l'hydrologue Bernard Vayssade et l'architecte Bernard Dufaud.
Enjeux politiques et électoraux
Face à la présence de trois listes à gauche, Basile Imbert minimise le risque d'éclatement des voix. « Tant mieux que la gauche soit plurielle, sinon on serait en République soviétique », déclare-t-il, ajoutant que Lutte Ouvrière devrait obtenir entre 1 et 3 %. Il se dit persuadé que l'électorat votera utile. Sur sa vision de « Alès commun », il promet une rupture dans le style et la pratique du pouvoir, plus partagée, ainsi que dans les aspects négatifs, mais une continuité dans ce qui fonctionne bien. « Demain, on ne va pas faire d'Alès une grande ville de bobos. On est les seuls à retrouver la ville qu'on aimait tant, tout en se préparant à demain », conclut-il, soulignant que le PS navigue entre rêve et réalité.



