Le 23 juin 2026, l'Assemblée nationale a inscrit à son agenda l'examen de la proposition de loi dite « loi intégrale » visant à lutter contre les violences faites aux enfants. Cette décision fait suite à la mort de Lyhanna, une fillette de 5 ans, dont le décès a suscité une vive émotion dans le pays. Pour les associations féministes et enfantistes, c'est une victoire majeure.
Un drame qui a bouleversé la France
Lyhanna est décédée le 15 juin 2026, des suites de violences infligées par son beau-père, actuellement en garde à vue. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'enfant présentait de multiples fractures et hématomes, signes de maltraitances répétées. Ce drame a relancé le débat sur la protection de l'enfance et la nécessité d'une loi globale.
La loi intégrale : un texte attendu depuis longtemps
La proposition de loi, portée par la députée écologiste Sandrine Rousseau, prévoit un arsenal de mesures : création d'un fichier des auteurs de violences, obligation de signalement renforcée pour les professionnels de santé, et mise en place d'un numéro d'urgence unique pour les enfants en danger. « Il faut une véritable politique de prévention et de répression », a déclaré Rousseau lors d'une conférence de presse.
Une mobilisation citoyenne sans précédent
Plus de 200 000 personnes ont signé une pétition en ligne demandant l'examen urgent de cette loi. Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs grandes villes, dont Paris, Lyon et Marseille, rassemblant des milliers de participants. « Lyhanna est morte parce que personne n'a écouté ses appels à l'aide », a dénoncé Fatima Benomar, porte-parole de l'association Enfance en Danger.
Les réactions politiques
Le gouvernement, par la voix de la ministre des Solidarités, Aurore Bergé, a salué « une avancée nécessaire » tout en appelant à « des mesures concrètes et financées ». De son côté, l'opposition de droite s'est montrée plus réservée, estimant que le texte pourrait « alourdir les procédures sans garantir une meilleure protection ». Le Rassemblement national a voté contre l'inscription à l'agenda.
Un impact concret attendu
Selon les statistiques officielles, en 2025, 89 enfants sont morts sous les coups de leurs parents ou beaux-parents en France, soit une hausse de 12 % par rapport à 2024. Les associations espèrent que la loi intégrale permettra de réduire ce chiffre de moitié d'ici 2030. « Chaque enfant mérite une enfance sans violence », a conclu Sandrine Rousseau.



