Le conseil municipal de Millau fixe les indemnités des élus pour la nouvelle mandature
Ce jeudi 2 avril, le conseil municipal de la Ville de Millau a officiellement voté les indemnités qui seront allouées au maire Christophe Saint-Pierre et à ses adjoints pour la durée du mandat. Cette décision intervient après le conseil d'installation du 21 mars dernier, marquant ainsi le premier acte important de la nouvelle équipe municipale.
Les montants précis des indemnités votées
Dans le fonctionnement habituel d'une municipalité, les différents rôles de représentation des élus dans les diverses instances ont été validés. À l'ordre du jour figurait également la question cruciale des indemnités qui seront perçues par les élus pendant cette mandature.
Le maire, Christophe Saint-Pierre, touchera 3 120 € bruts, ce qui équivaut à 2 448 € nets. Ce montant représente une légère augmentation par rapport à son prédécesseur, Emmanuelle Gazel, qui percevait 2 300 € nets pour les mêmes fonctions.
La Première adjointe, Christelle Sudres-Baltrons, bénéficiera de 1 356 € bruts (soit 1 051 € nets). Les neuf autres adjoints ainsi que trois conseillers municipaux spécifiques – Alain Nayrac, Martine Bachelet et Olivier Baillard – recevront 907 € bruts (696 € nets).
Les autres conseillers municipaux percevront 258 € bruts (182 € nets), tandis que les élus d'opposition se verront attribuer une indemnité de 82 € bruts (43 € nets). L'enveloppe globale pour l'ensemble des élus s'élève ainsi à 232 712 €.
Une délibération complexe et des ajustements
Ces sommes finales ont été obtenues après une majoration des indemnités initialement prévues dans une précédente délibération. Cette révision a permis d'augmenter l'indemnisation prévue pour le maire, la Première adjointe, les autres adjoints et trois conseillers municipaux.
"Une délibération complexe, convient Christophe Saint-Pierre. Je voudrais minorer la majoration exprimée par Martine Bachelet. Elle nous permet de valoriser l'enveloppe pour que tout le monde puisse être indemnisé. Cette majoration permet d'avoir une enveloppe suffisante pour indemniser la totalité des élus du conseil municipal et pas une majoration par rapport au mandat précédent à titre individuel."
Christelle Sudres-Baltrons touchera effectivement le maximum autorisé par la loi, ce qui a suscité des réactions particulières.
L'opposition dénonce une augmentation significative
Forcément, dans le groupe d'opposition, la lecture de cette délibération n'était pas la même. Michel Durand a offert une perspective différente sur ce qui a été voté jeudi soir.
"Je ne partage pas cette minoration, a-t-il déclaré. C'est assez facile de le faire passer sur le fait que vous indemnisiez la totalité des élus. Les indemnités des élus d'opposition s'élèvent à 657 € par mois, je ne pense pas que la majoration couvre cela. Par rapport au mandat précédent, je constate une augmentation de 34 % et quand vous affirmez qu'il n'y a pas d'augmentation personnelle, la Première adjointe sera au maximum, soit une hausse de 28 %."
Le maire a répondu à ces critiques en précisant : "Il est légitime qu'elle ait une indemnité à la hauteur de son engagement, puisqu'elle n'aura pas de vice-présidence à la communauté de communes."
Si Martine Bachelet, présentée comme "la spécialiste des chiffres" par le maire, devait répondre, elle n'a finalement pas commenté l'intervention de Michel Durand.
La situation professionnelle du maire clarifiée
La question de l'avenir professionnel de Christophe Saint-Pierre, qui travaille également au Département de l'Aveyron comme archéologue, a également été abordée.
"Il n'y a aucun secret sur ma situation, a-t-il expliqué. Il existe désormais un dispositif équivalent à une disponibilité dont je vais me servir. Je vais solder les gros chantiers et les publications, puis utiliser ce dispositif."
Ainsi, le maire s'engage pleinement dans sa mission municipale pour ce mandat, mettant temporairement de côté ses activités archéologiques au Département.
Cette délibération sur les indemnités des élus de Millau s'inscrit dans un contexte plus large où la transparence et la justification des rémunérations des élus locaux font régulièrement débat. Les montants votés reflètent à la fois les responsabilités assumées et les contraintes budgétaires de la collectivité.



