Kléber Mesquida accuse René Revol d'avoir coûté 12,7 M€ au Département
Mesquida accuse Revol d'un surcoût de 12,7 M€ pour le LIEN

Un surcoût de 12,7 millions d'euros attribué à l'ancien maire de Grabels

Lors de la dernière session du conseil départemental de l'Hérault, le président Kléber Mesquida a lancé une charge virulente contre René Revol, l'ancien maire de Grabels. Selon l'élu départemental, l'opposition farouche de l'ex-premier magistrat de Grabels dans le dossier de la Liaison intercantonale d'évitement du nord de Montpellier (LIEN) aurait généré des retards considérables et un surcoût substantiel pour la collectivité.

Une facture salée pour le Département

Kléber Mesquida a détaillé avec précision les différents postes de dépenses supplémentaires qui, selon ses calculs, s'élèvent au total à 12,70 millions d'euros. Cette somme importante comprend plusieurs éléments distincts qui se sont accumulés au fil des années de conflit autour de ce projet d'infrastructure.

Le président du conseil départemental a notamment pointé du doigt les frais d'avocats engagés pour défendre le projet, évalués à 100 000 euros. Mais c'est surtout la sécurisation du périmètre du chantier qui a pesé lourd dans la balance, avec un coût de 4,60 millions d'euros. Cette mesure de sécurité est devenue nécessaire après plusieurs incidents survenus sur le site, notamment l'installation d'une ZAD (zone à défendre) par certains opposants au tracé proposé.

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Des recours judiciaires aux conséquences budgétaires

L'essentiel du surcoût provient cependant de l'augmentation du prix initial du projet, réactualisé en raison des retards générés par les multiples recours intentés par la commune de Grabels. Cette partie de la facture supplémentaire est estimée à 8 millions d'euros par le Département.

Kléber Mesquida a rappelé avec insistance qu'un accord avait pourtant été trouvé avec René Revol dès septembre 2010 sur le tracé proposé au nord du mas de Matour. Malgré cet accord initial, la commune de Grabels a poursuivi son opposition par voie judiciaire, engageant des recours jusqu'au Conseil d'État, qui ont finalement tous été perdus.

Un soulagement pour l'avenir du projet

Le président du conseil départemental a exprimé un certain soulagement face à la défaite électorale de René Revol lors des dernières élections municipales. "Ça me soulage de savoir que le Département ne sera plus soumis à des aléas d'incidence budgétaire sur ce projet", a-t-il déclaré avec une certaine satisfaction.

Cette clarification politique intervient alors que le projet du LIEN entre dans sa phase finale. Kléber Mesquida a confirmé que l'ouverture à la circulation était prévue pour 2027, marquant ainsi la fin d'un long chapitre conflictuel pour cette infrastructure routière majeure de la région montpelliéraine.

Le départ de René Revol de la scène politique locale semble donc marquer un tournant dans la gestion de ce dossier complexe, permettant au Département de reprendre la main sur un projet dont les dépassements budgétaires avaient créé des tensions durables entre les différentes collectivités concernées.

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