Meeting crucial pour Glucksmann à Aubervilliers ce samedi
Meeting crucial pour Glucksmann à Aubervilliers

Raphaël Glucksmann s'est donné trois mois pour convaincre et se déclarer officiellement candidat à l'élection présidentielle. Ce samedi, il joue gros lors de son premier meeting à Aubervilliers, avec l'objectif de rallier le Parti socialiste (PS) et d'enclencher une dynamique autour de sa candidature.

Un meeting sous pression

Alors que le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, déjà en campagne pour sa quatrième candidature à l'Élysée, a rassemblé 26 000 personnes à Saint-Denis selon La France insoumise (LFI), le dirigeant de Place publique, qui prévoit de réunir 2 000 soutiens à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), se retrouve sous pression.

« Ce meeting sera très loin de notre démonstration de force », tacle le député insoumis Antoine Léaument. « Il ne tient ni la comparaison avec nous, ni la route. » L'eurodéputé, parmi les favoris sur l'arc social-démocrate avec environ 12 % des intentions de vote, balaye la remarque. « Un grand rassemblement ne fait pas une élection », explique-t-il au Parisien, après avoir promis qu'il « plierait » Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.

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Objectif : redonner de l'espérance

Son objectif ce samedi : redonner de l'espérance à son camp et affirmer que « nous allons gagner » en 2027. « Ce n'est pas un meeting de lancement de campagne mais d'affirmation d'un espace politique », explique l'ex-macroniste Aurélien Rousseau, qui a rejoint Place publique.

L'eurodéputé devrait, dans son discours, reprendre le thème de son livre Nous avons encore envie, dans lequel il défend la nécessité pour la gauche de proposer un « nouveau contrat patriotique » pour « rendre à la France sa puissance » et « redonner aux Français la maîtrise de leur destin ».

Le PS en ligne de mire

Positionné sur une ligne sociale-démocrate, pro-européenne et anti-LFI, Raphaël Glucksmann s'est fixé jusqu'en septembre pour convaincre notamment le Parti socialiste, dont il a besoin pour faire campagne. Or, l'eurodéputé, qui a porté par deux fois les couleurs du PS aux européennes, est en désaccord avec le Premier secrétaire Olivier Faure. Il refuse d'être départagé par une primaire et compte sur les bons sondages pour attirer à lui le vote utile de la gauche hors LFI et s'imposer.

« Je n'imagine pas une seconde une campagne séparée des militants socialistes », explique-t-il toujours au Parisien, persuadé qu'il finira par trouver un accord. Il s'appuie sur le fait que le parti à la rose est lui-même divisé sur la primaire, et que les opposants d'Olivier Faure sont sur sa ligne.

Des présents et des absents

Plusieurs ténors socialistes sont annoncés à son meeting, comme la présidente d'Occitanie Carole Delga, qui le juge « le mieux placé pour relever la France », la sénatrice Laurence Rossignol ou le maire de Montpellier Michaël Delafosse. Olivier Faure ne sera pas présent car « Raphaël n'est pas le candidat du PS » à ce stade, précise son entourage.

L'ex-président François Hollande, qui se tient en embuscade en cas d'échec de l'eurodéputé, sera également absent, tout comme le patron des députés socialistes Boris Vallaud, qui avait pourtant lancé avec Raphaël Glucksmann une plateforme visant à construire un projet commun pour 2027. L'autre promoteur de cette plateforme, le sénateur écologiste Yannick Jadot, sera lui, bien présent. Ainsi que des personnalités de la société civile, comme Laurence Tubiana, présidente de la Fondation européenne pour le climat.

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