Municipales 2026 à Marseille : Sébastien Delogu blanchi dans l'enquête sur le narcotrafic
Marseille : le candidat LFI Delogu blanchi dans l'affaire de drogue

Municipales 2026 à Marseille : Sébastien Delogu exonéré de tout lien avec le trafic de drogue

Le parquet d'Aix-en-Provence a annoncé, ce dimanche 8 février 2026, la clôture de l'enquête sans poursuite concernant le député La France insoumise Sébastien Delogu, candidat aux élections municipales à Marseille. Cette décision intervient après des allégations publiées par Le Canard enchaîné sur des échanges présumés entre le politicien et un trafiquant de stupéfiants.

Une audition pour clarifier la situation

Sébastien Delogu s'est présenté en début d'après-midi à la brigade de gendarmerie d'Aix-en-Provence, accompagné de son avocat Yonès Taguelmint, pour une audition demandée par sa défense. À l'issue de cette démarche, Me Taguelmint a réaffirmé avec force : « Il n'y a aucun lien, de quelque manière que ce soit, entre M. Sébastien Delogu et le trafic de stupéfiants ».

L'avocat a fourni aux autorités judiciaires des justificatifs, incluant des factures d'achats et des bons de livraison, démontrant que les contacts du député concernaient uniquement la réception de meubles. Il a précisé que le livreur impliqué, bien que condamné pour narcotrafic dans une affaire distincte, exerçait légalement cette profession de livraison.

Le parquet confirme l'absence de poursuites

Le procureur de la République d'Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon, a indiqué en soirée que Sébastien Delogu a « justifié dûment des livraisons de colis ». Il a confirmé qu'un des dealers concernés par l'enquête initiale travaillait effectivement comme livreur, tout en menant une activité parallèle illicite. « Il y avait la nécessité d'opérer des vérifications, ça a été fait désormais l'enquête est close », a-t-il déclaré, mettant ainsi un terme à cette affaire à quelques semaines du scrutin des 15 et 22 mars.

Une campagne municipale sous tension

Dans la deuxième ville de France, la campagne électorale est marquée par des polémiques vives. Me Taguelmint a dénoncé « une musique calomnieuse en cours », appelant à éteindre l'incendie médiatique. Les adversaires de Sébastien Delogu, notamment la coalition Le Printemps Marseillais emmenée par le maire sortant Benoît Payan, avaient exigé des explications, martelant sur les réseaux sociaux qu'« aucune forme de lien ne peut exister avec les narcotrafiquants ».

L'équipe de campagne du député LFI a, quant à elle, dénoncé « une polémique infamante de l'extrême droite », soulignant l'impact de ces allégations en pleine période électorale.

Contexte judiciaire plus large

Parallèlement à cette affaire, Sébastien Delogu, âgé de 38 ans et député des quartiers nord de Marseille, doit être jugé en juin pour diffusion de documents privés volés, dans le cadre d'un conflit social avec un entrepreneur. Cette procédure distincte ajoute une couche de complexité à son parcours politique, alors qu'il vise la mairie de Marseille.

Les récentes développements illustrent comment le sujet épineux du narcotrafic peut influencer les campagnes électorales, particulièrement dans une ville comme Marseille, où ces enjeux sont sensibles et médiatisés.