Marmande : Joël Hocquelet réélu maire face à une opposition d'extrême droite renforcée
Marmande : Hocquelet réélu maire, opposition RN-UDR en force

Une installation sous tension à Marmande

L'installation du nouveau Conseil municipal de Marmande, samedi 28 mars, a attiré une foule si nombreuse qu'il manquait des chaises pour accueillir tous les spectateurs. Cet événement marquait le début d'un mandat qui s'annonce particulièrement animé, avec la réélection de Joël Hocquelet comme maire et l'émergence d'une opposition d'extrême droite structurée.

Une majorité socialiste confirmée

Joël Hocquelet, tête de liste « Pour Marmande », a été officiellement élu maire par le Conseil municipal, obtenant 24 voix sur les 33 suffrages exprimés. Sa liste avait remporté le scrutin du 22 mars avec 44 % des voix, lui permettant de conserver la mairie de cette commune du Lot-et-Garonne. Dans son discours d'installation, le socialiste a immédiatement annoncé sa candidature à la présidence de Val de Garonne Agglomération, montrant sa volonté d'étendre son influence au niveau intercommunal.

Pour mener à bien son mandat, Joël Hocquelet s'est entouré d'une équipe de neuf adjoints et quatre délégués spéciaux, comprenant notamment Maud Caruhel, Alain Pascal et Séverine Chastaing. L'édile a tenu à rappeler qu'il serait « le maire de toutes et de tous sans distinction », tout en répondant fermement aux critiques sur la légitimité de sa victoire dans une triangulaire.

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L'extrême droite devient première force d'opposition

La véritable nouveauté de ce scrutin réside dans la montée en puissance de l'union d'extrême droite RN-UDR, menée par André Belacel. Avec six sièges conquis, cette formation devient la première force d'opposition face à la majorité de gauche, reléguant la candidate divers droite Valérie Pérali au second plan.

André Belacel, ancien policier, a immédiatement marqué les esprits lors de la séance d'installation. Dans un discours énergique, il a rappelé que « 36 % des suffrages exprimés ont choisi de porter une autre voie » et que l'addition de ses voix avec celles de Valérie Pérali dépassait le total de la liste victorieuse. « Nous ne sommes pas ici pour applaudir, pour ignorer ou pour figurer, mais pour travailler et proposer », a-t-il déclaré, promettant un rôle actif dans l'opposition.

Le chef de file de l'opposition n'a pas mâché ses mots en prévenant la majorité : « Ce ne sera pas un long fleuve tranquille pour vous et c'est tant mieux, car les contradictions et le débat sont le cœur même de notre démocratie. » Il s'est engagé à siéger régulièrement au Conseil pour représenter ses électeurs, annonçant des débats animés pour les années à venir.

Une droite républicaine en retrait

Valérie Pérali, candidate divers droite, s'est également portée candidate à la mairie « pour remercier ceux qui nous ont soutenus » et représenter « la droite républicaine ». Cependant, avec des résultats moins convaincants que l'union d'extrême droite, sa position dans l'opposition apparaît affaiblie, créant une configuration politique inédite pour la commune.

La présence dans l'assistance de membres de l'ancienne équipe de Joël Hocquelet, ainsi que d'amis et colistiers des différentes formations, témoignait de l'intérêt suscité par cette installation municipale. Michel Céruti, président d'Envie + et de l'association Urgences accès aux soins, faisait partie des élus communistes revenant siéger aux côtés du maire réélu.

Cette installation du Conseil municipal de Marmande dessine ainsi les contours d'un mandat où les débats démocratiques promettent d'être vifs, avec une opposition d'extrême droite déterminée à faire entendre sa voix face à une majorité socialiste reconduite mais contestée.

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