Macron envisagerait une nouvelle dissolution avant la présidentielle 2027
Macron songerait à une dissolution avant 2027

Selon des informations du Figaro, l'entourage d'Emmanuel Macron envisagerait sérieusement de prononcer une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale avant l'élection présidentielle de 2027. Cette stratégie viserait à contrer le Rassemblement national, donné favori dans les récents sondages.

Un scénario risqué pour contrer le RN

L'objectif serait de dissoudre l'Assemblée peu avant la présidentielle afin de faire coïncider les deux scrutins. Selon un parlementaire ayant échangé avec des ministres et conseillers, cette idée est jugée "complètement dingue". Il ajoute : "Ce sont des malades. L'objectif serait d'empêcher le successeur d'Emmanuel Macron de décider de la temporalité des législatives."

Un conseiller ministériel explique que cette dissolution permettrait de "mettre tout le monde sous pression" en tentant un dernier coup tactique. Cependant, il met en garde : "Si Emmanuel Macron faisait ça, non seulement un président RN serait élu, mais en plus, il aurait la majorité absolue."

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Des avis partagés dans le camp présidentiel

Autour du chef de l'État, certains pensent que cette dissolution pourrait "tous nous sauver car les gens feront un vote responsable". D'autres, au contraire, estiment qu'elle pourrait "tous les précipiter dans l'abîme". Le débat reste vif au sein de la majorité.

Cette option interviendrait dans un contexte où le Rassemblement national domine les intentions de vote pour la présidentielle 2027, selon plusieurs enquêtes d'opinion. Une dissolution anticipée viserait à bousculer ce scénario en obligeant les électeurs à se prononcer simultanément pour le président et les députés.

Une stratégie aux conséquences incertaines

Si cette dissolution était mise en œuvre, elle marquerait un précédent inédit sous la Ve République. Les législatives anticipées pourraient renforcer ou affaiblir le futur président, selon le résultat. Certains craignent qu'elle ne favorise le RN en lui donnant une majorité absolue, rendant le quinquennat ingouvernable pour son opposant.

Interrogé par Midi Libre, un proche du dossier résume : "C'est un pari risqué, mais certains y croient dur comme fer." La décision finale reviendra à Emmanuel Macron, qui pourrait annoncer cette dissolution dans les prochains mois.

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