Macron mécontent de la campagne de Dati à Paris selon un cadre Renaissance
Macron mécontent de la campagne de Dati à Paris

Un cadre de Renaissance révèle le mécontentement de Macron après le premier tour

Un cadre du parti Renaissance, ayant échangé avec Emmanuel Macron à l'issue du premier tour des élections municipales, est formel : le chef de l'État se dit en privé très mécontent du déroulement de la campagne et du score obtenu par Rachida Dati à Paris. Son ancienne ministre de la Culture, qu'il avait discrètement tenté d'aider – y compris en modifiant le mode de scrutin – n'a pas atteint les résultats escomptés, étant largement devancée par le socialiste Emmanuel Grégoire.

« Le fait nouveau, c'est que le président est en train de la lâcher », confie cette source proche du pouvoir. Selon ce confident, plusieurs erreurs expliquent ce revers : « Faire une campagne basée sur des vidéos et des tweets ne suffit pas ! Un manque d'organisation, l'absence de comité de campagne, pas de comité de soutien, aucun débat… elle paye l'addition de tout cela, avec en arrière-plan une probable condamnation judiciaire en septembre. Le vote utile n'était donc pas en faveur de Dati qui, même si elle avait gagné, aurait pu n'être qu'une maire éphémère. » Malgré tout, le ralliement des listes Knafo et Bournazel a légèrement amélioré ses chances pour le second tour.

Le soutien discret d'Anne Hidalgo à Emmanuel Grégoire

Après avoir longtemps critiqué son ancien premier adjoint, Anne Hidalgo a finalement apporté son soutien à la candidature d'Emmanuel Grégoire pour la mairie de Paris. Elle l'a déclaré le 20 janvier aux Échos, affirmant souhaiter la victoire de la gauche et donc de son candidat. Cependant, la maire sortante de Paris ne s'est pas beaucoup investie personnellement pour l'aider. Elle n'était pas présente, le 12 mars, au Cirque d'hiver pour le grand meeting de campagne du socialiste. En revanche, son mari, Jean-Marc Germain, occupait une place au premier rang. Une manière pour Hidalgo de manifester son soutien tout en gardant ses distances.

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L'échec de Sarah Knafo dans le 16e arrondissement

Sarah Knafo nourrissait une autre ambition lors de cette campagne parisienne : « Le fait notable que personne ne voit est que je peux emporter la mairie du 16e », s'était-elle enorgueillie, tête de liste Reconquête! dans la capitale avant le scrutin. Elle espérait ainsi évincer le maire LR sortant Jérémy Redler. Objectif raté : ce dernier a été élu dès le premier tour avec 50,6 % des suffrages, tandis que la candidate zemmouriste se classait deuxième avec 22,5 %. Sur l'ensemble de Paris, Knafo peut néanmoins se satisfaire d'un score de 10,4 %, écrasant son rival RN Thierry Mariani qui n'a recueilli que 1,5 %. En janvier, ce dernier avait pourtant proposé une alliance à la tête de liste Reconquête!, offrant de se ranger derrière elle, mais les discussions n'ont pas abouti.

Les moqueries répétées de Donald Trump envers Emmanuel Macron

Les relations entre Emmanuel Macron et Donald Trump ont souvent été émaillées de piques. En avril 2018, Trump déclarait : « Je vais lui enlever ces quelques pellicules. […] Il faut qu'il soit impeccable, il est impeccable. » Plus récemment, en mars, à propos de l'ouverture du détroit d'Ormuz, il jugeait : « J'ai parlé à Emmanuel, sa réponse n'est pas parfaite, disons 8/10, mais bon, c'est la France. Ils finiront par nous aider, parce qu'ils n'ont pas le choix, mais ils aiment d'abord faire de longs discours. » En octobre 2025, lors d'un sommet à Charm el-Cheikh, il s'étonnait : « Où est Emmanuel ? Je n'arrive pas à y croire ! Tu te fais bien discret aujourd'hui. » Emmanuel Macron n'était pas à la tribune mais assis dans la salle. En janvier, après le refus de la France de rejoindre le Conseil de paix, Trump lançait : « Personne ne veut de lui parce qu'il ne sera plus au pouvoir très bientôt. » À Davos, il commentait : « J'ai écouté son discours avec ses très belles lunettes de soleil. […] Il a essayé de faire le dur à cuire. » Et début janvier, il moquait même l'accent du président français : « Nononono, iou cannote dou zat. »

Onze élus dès le premier tour des municipales

Onze candidats, tous sortants à l'exception d'un Insoumis, ont été élus dès le premier tour dimanche. Voici la liste de ces élus :

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  • Bally Bagayoko (52 ans) – Le candidat LFI, jouant la carte de la « racialisation » de la campagne, arrache Saint-Denis - Pierrefitte (Seine-Saint-Denis) au socialiste Mathieu Hanotin avec 50,77 % des voix.
  • Natacha Bouchart (62 ans) – La maire (DVD) sortante de Calais (Pas-de-Calais) est élue pour un quatrième mandat avec 60 % des voix.
  • Sylvain Robert (55 ans) – Sans liste LFI contre lui, le maire sortant PS de Lens (Pas-de-Calais) écarte la menace lepéniste avec 50,7 % des voix – contre 46,4 % pour le RN.
  • David Lisnard (57 ans) – C'est une habitude pour le maire LR de Cannes (Alpes-Maritimes), déjà élu au premier tour en 2020 : il obtient, cette fois, 81 % des suffrages.
  • Louis Aliot (56 ans) – À Perpignan (Pyrénées-Orientales), le maire sortant RN, réélu avec 50,6 % des voix, symbolise une certaine implantation municipale du RN.
  • Jérôme Baloge (52 ans) – Le maire de Niort (Deux-Sèvres), divers droite, est élu avec 65,1 % des voix pour la troisième fois, toujours au premier tour. En 2014, il avait mis fin à soixante ans de règne de la gauche sur la ville.
  • Jean-François Copé (61 ans) – Sixième victoire, dont cinq au premier tour, pour l'ancien ministre UMP à Meaux (Seine-et-Marne). Avec 63,4 % des voix, il devance son adversaire Insoumis de 46 points.
  • David Rachline (38 ans) – L'ex-poids lourd du RN, handicapé par des affaires judiciaires, a été réélu pour un troisième mandat à Fréjus (Var), avec 51,3 % des voix.
  • Fabien Roussel (56 ans) – Grâce à cette victoire (51,1 %) à Saint-Amand-les-Eaux (Nord), le patron du PCF corrige son échec aux législatives de 2024 et sauve sa carrière politique.
  • Robert Ménard (72 ans) – Le maire divers droite a remporté la ville de Béziers (Hérault) pour la troisième fois, avec un score de 65,6 %. Cette fois-ci, il avait un candidat RN contre lui.
  • Patrice Bessac (47 ans) – Le maire communiste de Montreuil (Seine-Saint-Denis) l'emporte pour la troisième fois dès le premier tour, comme en 2020. Sa liste d'union de la gauche Vive Montreuil ! a obtenu 57,7 % des voix, face à la candidate LFI (22,5 %).

Le retour en force de l'énergie nucléaire en Europe

L'Europe, qui croyait à la fin du nucléaire, assiste aujourd'hui à un revirement. De nombreux pays relancent activement cette source d'énergie, marquant un changement significatif dans les politiques énergétiques continentales.

Le record du monde du perchiste Armand Duplantis

Le perchiste suédois Armand Duplantis a franchi, le 12 mars, la barre des 6,31 mètres. Il bat ainsi pour la 15e fois son propre record du monde. Comparons ses performances avec celles de ses illustres prédécesseurs :

  • Armand Duplantis – 6,05 m en 2018, 6,31 m en 2026 : + 26 cm en huit ans. 51 sauts au-dessus de 6 mètres.
  • Renaud Lavillenie – 6,02 m en 2009, 6,16 m en 2014 : + 14 cm en cinq ans. 21 sauts au-dessus de 6 mètres.
  • Sergueï Bubka – 6 m en 1985, 6,15 m en 1993 : + 15 cm en huit ans. 46 sauts au-dessus de 6 mètres.

L'espérance de vie dans l'Union européenne

Selon Eurostat, l'espérance de vie à la naissance se situait en moyenne à 81,5 ans dans l'Union européenne en 2024, contre 81,4 ans en 2023. La région de Madrid (Espagne) enregistre l'espérance de vie la plus élevée (85,7 ans), suivie de Stockholm (Suède) et Trente et Bolzano (Italie), avec 85 ans chacune. À l'inverse, la région de Severozapaden (Bulgarie) présente l'espérance de vie la plus basse (73,9 ans).