Municipales 2026 à Lunel : Pascal Chabert critique le ralliement de Christian Poujol à Stéphane Dalle
Dans le cadre des élections municipales de 2026 à Lunel, Pascal Chabert, adjoint délégué à l’animation et à l’événementiel liés au commerce et à l’artisanat, a vivement réagi au ralliement de Christian Poujol à la candidature de Stéphane Dalle. Ce soutien, annoncé publiquement, a suscité des réactions mitigées au sein de la classe politique locale.
Un ralliement jugé triste et surprenant
Pascal Chabert, qui soutient la maire et candidate Paulette Gougeon, a qualifié ce ralliement de « triste et surprenant ». Il explique sa déception en soulignant que Christian Poujol, président de la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) de l’Hérault, avait initialement soutenu une liste différente en 2020. « Je ne considère pas la liste de Stéphane Dalle comme celle de la majorité. Je rappelle que c’est à cause d’un certain nombre d’élus félons autour de Stéphane Dalle que Lunel a perdu la présidence de l’Agglo », affirme-t-il avec fermeté.
La question de la neutralité professionnelle
Un autre point de friction réside dans l’utilisation par Christian Poujol de sa fonction professionnelle pour afficher son soutien politique. Pascal Chabert s’interroge sur cette démarche : « Je trouve surprenant que sur ses réseaux sociaux, Christian Poujol affiche son soutien à Stéphane Dalle dans son bureau de président de la CMA ». Il estime que, en tant que président représentant 1 400 artisans de Lunel et les instances régionales, « il aurait dû rester neutre » pour préserver l’impartialité de son rôle.
Des promesses remises en question
Sur le fond, Pascal Chabert remet en cause les engagements de Christian Poujol, notamment sa promesse de créer un centre de formation à Lunel s’il est élu avec Stéphane Dalle. « Il avait promis la même chose lors des municipales de 2020 à Pierre Soujol », rappelle-t-il, avant d’ajouter : « Je constate d’une part que rien n’a été fait depuis 2020 par la Chambre de métiers et d’autre part que le centre qui devait être construit à Lunel se réalise finalement à Pérols ».
Il exprime des doutes quant à la faisabilité de ce projet, soulignant que la Région, qui détient les financements, pourrait ne pas accepter un autre centre. « Au mieux, on peut obtenir des salles de cours, mais on n’aura pas d’ateliers », conclut-il, mettant en lumière les limites potentielles de cette initiative.
Un contexte politique tendu
Cette polémique s’inscrit dans un climat électoral déjà animé à Lunel, où les alliances et les soutiens sont scrutés de près. Les déclarations de Pascal Chabert reflètent les tensions internes au sein de la majorité municipale et illustrent les enjeux liés à la transparence et à la crédibilité des promesses électorales. Dans le monde de l’artisanat, où la parole est souvent directe, ces échanges témoignent d’une absence de langue de bois et d’un débat ouvert sur l’avenir de la ville.