Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté, mardi 7 juillet, le recours contestant l'élection de Louis Aliot (Rassemblement national) à la mairie de Perpignan. Cette décision confirme la validité du scrutin de 2020, mais le maire n'exclut pas de se pourvoir en cassation devant le Conseil d'État.
Un recours rejeté sur la forme
Le recours, déposé par un collectif d'électeurs, avait été examiné par le tribunal administratif le 23 juin. Il portait sur des irrégularités présumées dans les listes électorales et la propagande électorale. Les juges ont estimé que les griefs n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la régularité de l'élection.
Selon le jugement, les éléments présentés ne démontraient pas de manquements suffisamment graves pour annuler le scrutin. Louis Aliot avait remporté le second tour avec 53,1 % des voix face à la candidate de gauche.
Une possible cassation
Dans un communiqué, Louis Aliot a salué la décision du tribunal, tout en indiquant qu'il pourrait se pourvoir en cassation. « Cette décision est une satisfaction, mais je n'exclus pas d'aller devant le Conseil d'État pour clarifier certains points de droit », a-t-il déclaré.
Le maire de Perpignan a précisé que cette démarche viserait à « sécuriser juridiquement » son élection et à éviter de futurs recours. Le Rassemblement national a salué une décision « logique et attendue ».
Contexte politique
Louis Aliot, figure montante du RN, avait été élu maire de Perpignan en 2020, une victoire symbolique pour le parti d'extrême droite. Ce rejet du recours renforce sa légitimité, mais l'opposition locale dénonce un « acharnement » judiciaire.
Le collectif d'électeurs à l'origine du recours n'a pas encore annoncé s'il ferait appel. Le délai pour se pourvoir en cassation est de deux mois à compter de la notification du jugement.



