Marine Le Pen condamnée mais candidate à l'Élysée en 2027
Marine Le Pen condamnée mais candidate à l'Élysée

Marine Le Pen, condamnée ce mardi 7 juillet 2026 à quinze mois d'inéligibilité ferme par la cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national (RN), a confirmé sur TF1 son intention d'être candidate à l'élection présidentielle de 2027. La peine, déjà purgée, ne l'empêche pas de se présenter, mais elle se pourvoit en cassation, une stratégie risquée.

Une décision judiciaire qui préserve l'éligibilité

Dans leur décision, les magistrats ont estimé qu'il leur appartenait d'apprécier « la sanction au regard de l'atteinte portée au droit d'éligibilité, auquel doivent être rattachées la liberté des candidatures mais aussi la liberté de choix de l'électeur, condition d'expression du suffrage démocratique ». Cette formulation a permis à Marine Le Pen d'éviter l'empêchement politique immédiat.

La candidate, qui se présente pour la quatrième fois à la présidentielle, a passé plusieurs heures au siège du parti avec les principaux cadres avant d'annoncer son recours en cassation. « Les Le Pen, ce sont des Terminator. Vous les criblez de balles, ils tombent… Et ils se relèvent dans la fumée et vous foncent dessus », avait déclaré son beau-frère Philippe Olivier il y a quatre ans, une formule qui résonne aujourd'hui.

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Un calendrier judiciaire incertain

Le pourvoi en cassation pourrait prendre plusieurs mois, voire plus d'un an, laissant planer une incertitude sur la date définitive de la peine. Si la Cour de cassation confirmait la condamnation, Marine Le Pen pourrait se retrouver inéligible pour une durée plus longue, compromettant sa candidature. En attendant, elle reste libre de faire campagne.

L'affaire des assistants parlementaires concerne l'emploi présumé fictif de collaborateurs du RN au Parlement européen. Le parti est accusé d'avoir utilisé des fonds européens pour rémunérer des assistants qui travaillaient en réalité pour le parti. Marine Le Pen a toujours nié les faits, dénonçant une « machination politique ».

Une réaction politique contrastée

Les soutiens de Marine Le Pen ont salué une décision qui « respecte la démocratie », tandis que ses opposants dénoncent un « deux poids, deux mesures ». Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a estimé que « la justice aurait dû être plus sévère ». De son côté, le président de la République, Emmanuel Macron, n'a pas commenté directement, mais son entourage a souligné que « la justice est indépendante ».

Marine Le Pen, qui avait obtenu 41,5 % des voix au second tour de 2022, espère capitaliser sur ce rebond judiciaire pour mobiliser son électorat. Selon un sondage Ifop réalisé après l'annonce, 62 % des sympathisants RN estiment que cette condamnation est une « injustice » et renforce leur soutien.

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