Un territoire en mutation électorale
La Communauté de communes du Sud-Gironde, véritable centre névralgique du territoire, se trouve sous haute surveillance à l'approche des élections municipales. Ce vaste territoire, qui s'étend de la rive droite jusqu'au cœur du massif forestier, connaît un renouvellement politique notable avec huit maires sur trente-sept qui ne briguent pas un nouveau mandat.
Un renouvellement significatif des édiles
Parmi ces départs, deux figures locales, Éric Douence à Uzeste et Patrick Breteau à Villandraut, apparaissent respectivement en sixième et cinquième positions sur des listes candidates. Cette configuration assure à la Communauté de communes du Sud-Gironde l'arrivée d'un nouveau maire à la tête d'une commune sur cinq, marquant un changement important dans la gouvernance locale.
À l'inverse, vingt-quatre maires sortants se présentent sans aucune opposition dans leurs communes respectives. Que ce soit à Toulenne, deuxième plus grande ville du territoire avec 2 881 habitants, Saint-Maixant (2 057 habitants), Préchac (1 061 habitants), Fargues (1 655 habitants), Origne (187 habitants) ou Balizac (520 habitants), près de 70% des édiles sont assurés de conserver leur écharpe tricolore.
Neuf duels électoraux attendus
Dans près d'un tiers des communes, les électeurs devront trancher entre deux listes concurrentes. Cette dynamique démocratique s'explique notamment par le départ de maires dans cinq communes, six en comptant Saint-Pierre-de-Mons où Nicole Chanfreau n'occupe le fauteuil majoral que depuis six mois.
Cette dernière a succédé à l'indéboulonnable Patrick Labayle le 20 août dernier, suite à son décès soudain. À Hostens, Jean-Louis Dartihail ne se représente pas, tout comme Bernadette Sore-Noël à Noaillan, Jean-François Tauzin à Roaillan ou Cédric Gerbeau à Saint-Macaire. Le cas particulier de Patrick Breteau à Villandraut, qui ne figure qu'en cinquième position sur une liste, n'a pas empêché l'émergence d'une seconde candidature.
Restent les communes de Cazalis, Le Tuzan et Pompéjac où les maires sortants devront défendre leur bilan face à une opposition. Ces deux dernières localités, qui comptent respectivement 200 et 184 inscrits sur les listes électorales, présentent les ratios de candidats par rapport au nombre d'électeurs les plus élevés de la CdC, avec treize candidats pour cent inscrits.
Langon : enjeu majeur du scrutin
La sous-préfecture de Langon concentre les regards avec le plus grand nombre de candidats en lice. La sénatrice Florence Lassarade (Les Républicains), le conseiller municipal d'opposition Jean-Philippe Delcamp (Lutte ouvrière) et l'ancien candidat aux législatives François-Xavier Marques (Rassemblement national) espèrent mettre en difficulté le maire sortant, Jérôme Guillem (Parti socialiste).
Un scrutin à haute tension
Élu dès le premier tour en 2020 avec 65% des voix, le maire de Langon parviendra-t-il à rééditer cet exploit dimanche 15 mars ? La droite présente cette fois un éventail plus large que lors du scrutin précédent, où seulement trois candidats briguaient le fauteuil majoral, et mise particulièrement sur la thématique de la sécurité pour convaincre les électeurs.
Les résultats langonnais seront scrutés avec une attention particulière, puisque trois des quatre candidats affirment vouloir accéder à la présidence de la Communauté de communes en cas d'élection. Langon étant le principal pourvoyeur de conseillers communautaires avec onze sièges, l'issue du vote pourrait complètement rebattre les cartes à l'échelon supérieur et modifier l'équilibre politique de l'intercommunalité.
Quarante-neuf listes en compétition
Au total, ce sont quarante-neuf candidatures qui ont été déposées pour les trente-sept communes de la Communauté de communes. Dix-sept d'entre elles sont portées par des femmes, représentant à peine plus d'un tiers des listes. Il est important de noter que ce calcul repose sur les déclarations officielles en préfecture, lors desquelles certains candidats ont dû s'afficher en deuxième position pour respecter la règle de l'alternance homme-femme.
Cette élection municipale dans le Sud-Gironde s'annonce donc comme un moment charnière pour la gouvernance locale, avec des enjeux qui dépassent le simple cadre communal pour impacter directement la direction de l'intercommunalité et ses politiques territoriales futures.



