Colère de Laure Miller à l'Assemblée : « J'ai honte » des débats sur l'affaire Lyhanna
Laure Miller : « J'ai honte » des débats sur l'affaire Lyhanna

La députée Laure Miller exprime sa colère lors des débats sur l'affaire Lyhanna

Ce mardi 9 juin 2026, alors que les débats sur l'affaire Lyhanna se tenaient à l'Assemblée nationale, la députée Renaissance Laure Miller a laissé éclater sa colère face à la teneur des échanges. Elle a exprimé sa « honte » devant l'image renvoyée par les parlementaires.

Une prise de parole émotive

Laure Miller, initialement prévue pour interroger le premier ministre sur les initiatives de protection de l'enfance, a changé son discours. « J'avais prévu de demander au premier ministre de rassembler toutes les initiatives des nombreux députés engagés en faveur de la protection de l'enfance. Mais je n'ai plus du tout envie de suivre le propos que j'avais prévu, car j'ai honte », a-t-elle déclaré.

Elle a poursuivi : « J'ai honte de l'image que nous donnons depuis le début de cette séance de questions au gouvernement. Hier, des hommes et beaucoup de femmes se sont déplacés, probablement pour la première fois de leur vie, devant un palais de justice, pour nous demander d'agir de manière responsable et de protéger les enfants. Or, depuis 15 heures, nous nous renvoyons la balle comme des gamins dans une cour d'école et cherchons des responsabilités individuelles. »

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Des excuses pour l'image donnée

La députée a présenté ses excuses pour « l'image déplorable » donnée par les parlementaires. « Les Français qui croient encore en la politique ne sont déjà plus très nombreux et ce que nous en donnons à voir est désastreux. Si être députée, c'est cela, alors je ne me sens plus députée mais citoyenne et je suis profondément déçue », a-t-elle ajouté.

Des débats électriques dans l'hémicycle

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a été vivement interpellé par plusieurs députées, dont Karine Lebon (La Réunion) qui l'invitait à soutenir l'inscription à l'ordre du jour de la loi intégrale ou à « partir ». Darmanin a répondu : « Vous ne connaissez, madame la députée, rien de mon histoire personnelle », appelant à lever « l'omerta » sur les violences et viols contre les enfants « en évitant de (se) jeter des noms d'oiseaux à la tête ».

L'affaire Lyhanna continue de secouer la société française, avec des rassemblements devant les tribunaux. Les débats parlementaires reflètent les tensions autour de la protection de l'enfance et des responsabilités politiques.

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