Quatre interpellations après la perturbation d'un meeting LFI à Fache-Thumesnil
Interpellations après perturbation d'un meeting LFI dans le Nord

Quatre interpellations suite à la perturbation violente d'un meeting électoral LFI

Quatre individus ont été interpellés par les forces de l'ordre après avoir perturbé, vendredi 6 mars au soir, un meeting de campagne de Patrick Proisy, le maire sortant La France Insoumise (LFI) de Fache-Thumesnil, dans le département du Nord. Selon des informations confirmées par une source policière à l'Agence France-Presse (AFP), cet incident s'est produit alors que le candidat à sa réélection tenait une réunion publique rassemblant environ une centaine de personnes.

Une intrusion encagoulée et des actes de vandalisme

En début de soirée, une dizaine de personnes, le visage dissimulé par des cagoules, ont fait irruption dans la salle où se déroulait l'événement. Munis de pancartes affichant des messages tels que « Justice pour Quentin », en référence au meurtre du militant d'extrême droite Quentin Deranque survenu en février à Lyon, les perturbateurs se sont placés devant l'estrade. Ils ont ensuite lancé divers projectiles, notamment du faux sang, de la farine et des canettes, créant un climat de tension et de désordre.

Heureusement, aucune blessure n'a été signalée parmi les participants. La police est rapidement intervenue sur les lieux, permettant l'arrestation de quatre individus impliqués dans ces actes. Grâce à cette intervention, le meeting électoral a pu reprendre son cours normal, bien que l'atmosphère ait été marquée par cet épisode tumultueux.

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Réactions politiques et dénonciations

Patrick Proisy, qui affirme avoir été directement visé par un jet de farine, a annoncé son intention de porter plainte contre les auteurs de ces perturbations. Dans ses déclarations, le maire a souligné l'importance de la municipalité comme « champ de base de la démocratie », insistant sur la nécessité de ne pas se laisser attaquer dans les espaces urbains.

Sur les réseaux sociaux, les réactions ont été vives. Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, a accusé sur son compte X « quinze néonazis cagoulés venus de Paris et du Nord » d'être à l'origine des troubles. Il a également salué « les camarades du service d'ordre insoumis » pour avoir protégé les participants et maîtrisé les perturbateurs sans recourir à la violence. Aurélien Le Coq, député LFI présent au meeting, a quant à lui dénoncé sur X « une nouvelle étape de la bascule fasciste », exprimant son inquiétude face à la montée de tels incidents dans le paysage politique français.

Le parquet de Lille n'a pas répondu immédiatement aux sollicitations de l'AFP concernant cette affaire, laissant planer des questions sur les suites judiciaires potentielles. Cet événement s'inscrit dans un contexte de tensions politiques accrues, notamment après la mort de Quentin Deranque, qui continue de susciter des débats et des mobilisations.

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