François Hollande se prépare à une candidature pour 2027
Hollande se prépare pour 2027

François Hollande, ancien président de la République (2012-2017), était l'invité de Midi Libre jeudi 28 mai pour un face-à-face avec les lecteurs. Interrogé sur une éventuelle candidature à l'élection présidentielle de 2027, il a répondu sans se déclarer officiellement, mais en laissant entendre qu'il se prépare.

Une journée de préparation à Montpellier

« C'est une journée de préparation », a-t-il déclaré en référence à sa visite à Montpellier. « L'idée de se préparer, c'est aussi en fonction de l'expérience qui fut la mienne de candidat et de président de la République », a-t-il développé. Selon lui, beaucoup de candidatures annoncées aujourd'hui n'iront pas jusqu'au bout. « Il faut attendre la fin de l'année pour que puissent s'affirmer peut-être un certain nombre de ceux qui sont déjà dans la course et puis d'autres qui viendront pour, en fonction de l'attente des Français, correspondre à une solution. Car nous avons besoin d'une solution, pas simplement d'un barrage à l'égard de ce que nous ne voulons pas. »

Le portrait du président idéal

Fort de son expérience, François Hollande a dressé le portrait du futur président idéal : « quelqu'un qui pendant cinq ans va permettre d'être au plan international plus fort, face aux empires qui nous menacent, et capable de rassembler les Françaises et les Français, aujourd'hui, il y a une division qui nous empêche. » Il se veut rassembleur et estime que « l'unité » sera le thème fédérateur de la campagne électorale.

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La situation des partis

Il a constaté que les deux grands partis de gauche et de droite « se sont considérablement affaiblis » face aux extrêmes, représentés par le RN et LFI, qu'il met dans le même sac de ceux qui disent « que l'on ne peut plus vivre ensemble. » Dans cet espace, il exclut un front allant jusqu'à Édouard Philippe, souhaitant d'abord rassembler la gauche « républicaine ». En cas de RN au second tour, il se prononce pour « faire en sorte qu'il y ait un front républicain. »

Rivalités à gauche

Interrogé sur Raphaël Glucksmann, présenté comme son principal rival, il a répondu : « C'est un candidat, enfin, il réfléchit à l'être, je pense qu'il a raison. » Quant à Olivier Faure, actuel patron du PS, il ne semble pas le considérer comme une menace : « Si le candidat socialiste, c'est Olivier Faure, il faudra soutenir le candidat socialiste, mais ça me paraît peu probable. »

L'incarnation nécessaire

Face à des lecteurs « désabusés » souhaitant qu'Olivier Faure soit plus présent, il a répondu avec une pirouette : « Je ferai remonter, mais c'est surtout le parti qu'il faut faire remonter. » Il a ajouté : « Pas simplement au PS, il faut une incarnation, des figures dans la politique, des personnes en qui on fait confiance, en qui on se dit : “Il n'a pas tout bien fait mais je sais qu'il nous apporte ses idées.” » Un président doit être choisi « en fonction de la capacité qu'il a à réagir aux événements », renvoyant à son expérience lors des attentats de Paris.

François Hollande se prépare donc, et « ce n'est pas simplement avoir un programme mais mobiliser pour une campagne », visiblement impatient d'y entrer.

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