Harnes : le nouveau maire RN retire les drapeaux ukrainien et européen de la mairie
Dans la commune de Harnes, située dans le Pas-de-Calais et comptant environ 12 000 habitants, la liste du Rassemblement national a remporté les élections municipales dès le premier tour avec 50,29 % des voix. Cette victoire a permis à Anthony Garenaux-Glinkowski, âgé de 34 ans, de prendre les rênes d'une mairie qui était aux mains du Parti socialiste depuis 2008 et, auparavant, dirigée par des maires communistes depuis 1944.
Une première mesure symbolique et politique
La première action du nouvel élu RN a été de retirer les drapeaux ukrainien et européen qui flottaient aux côtés du drapeau tricolore sur le fronton de la mairie. Seul le drapeau français a été conservé. Cette décision a immédiatement suscité des réactions, notamment de la part du Parti communiste local, qui s'est interrogé, mardi, sur la nature de ce geste.
« S'agit-il vraiment d'un choix politique assumé… ou simplement d'un passage en machine à laver ? », a déclaré le PCF, tout en reconnaissant qu'il s'agissait d'un signal politique fort adressé à la population. Les communistes ont souligné que cette action reflétait les positions nationales du Rassemblement national, la qualifiant de « signal de repli, là où d'autres choisissent l'ouverture et la solidarité » dans un post sur leur page Facebook.
Un geste revendiqué comme souverainiste
Anthony Garenaux-Glinkowski a confirmé à nos confrères de La Voix du Nord que le retrait des drapeaux était un acte politique délibéré. Se définissant comme « souverainiste », le maire a affirmé qu'il considérait « qu'un seul drapeau doit flotter sur les bâtiments publics », en l'occurrence le drapeau tricolore.
Il a justifié la disparition du drapeau européen en rappelant que les habitants de Harnes avaient voté « très majoritairement » contre le référendum sur le traité établissant une constitution européenne en 2005. Cette explication intervient alors que le Rassemblement national a, depuis quelque temps, abandonné ses ambitions de « Frexit ».
Cette décision symbolique marque ainsi un tournant dans la gestion municipale de Harnes, mettant en lumière les tensions politiques locales et les orientations idéologiques du nouveau maire.



