Municipales 2026 à Paris : Grégoire révèle avoir été insulté par Dati après un débat
Grégoire insulté par Dati après un débat des municipales

Municipales 2026 à Paris : Grégoire dénonce des insultes de Dati après un débat houleux

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a révélé ce jeudi 19 mars 2026 avoir été pris à partie verbalement par Rachida Dati à l'issue d'un débat télévisé. Invité sur franceinfo, l'élu a partagé des propos qu'il qualifie d'inquiétants pour le climat politique parisien.

"Elle a l'habitude de menacer" : les accusations précises de Grégoire

Lors de son intervention radiophonique, Emmanuel Grégoire a décrit avec précision l'incident survenu après le débat sur BFM qui l'opposait à Rachida Dati et Sophia Chikirou. "Elle a l'habitude de menacer, d'envoyer des insultes à la volée… Hier à la sortie du débat, elle m'a dit : 'Grégoire, t'es vraiment un connard !'", a confié le candidat sur les ondes de franceinfo.

Le candidat de la gauche et des Écologistes a toutefois assuré avoir accueilli ces propos avec un certain détachement. "Ça m'a fait sourire", a-t-il ajouté, avant de nuancer son propos en soulignant l'importance du respect dans la vie politique : "Je ne crois pas qu'un maire de Paris devrait faire ça."

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Une polémique qui s'étend jusqu'à l'Élysée

Emmanuel Grégoire n'a pas limité ses critiques à la seule Rachida Dati. Le candidat socialiste s'en est également pris au président de la République, accusant Emmanuel Macron d'être "intervenu" pour "aider au retrait de Sarah Knafo" au bénéfice de Rachida Dati dans la course municipale parisienne.

Ces accusations ont provoqué une réaction immédiate de l'Élysée. Emmanuel Macron a personnellement démenti ces allégations, jugeant que les propos d'Emmanuel Grégoire "le déshonorent". "Ces propos n'ont aucun sens, ils déshonorent un peu la personne qui les dit comme ça, à l'emporte-pièce […] ce n'est pas sérieux", a souligné le président de la République depuis Bruxelles où il participait à un sommet européen.

Le chef de l'État a été particulièrement clair dans son démenti : "Non, je ne connais pas Mme Knafo à titre personnel et je n'interviens pas du tout dans ces municipales". Il a conclu en insistant sur la nécessité d'un cadre respectueux pour les élections : "Les municipales doivent se tenir dans le cadre le plus respectueux, le plus républicain, mais tout ça est strictement faux et, je crois, n'est pas à la hauteur."

Un climat politique qui s'envenime à Paris

Cet échange révèle la tension croissante dans la campagne des municipales parisiennes de 2026. Plusieurs éléments méritent d'être soulignés :

  • La personnalisation des attaques entre candidats, dépassant le simple débat d'idées
  • L'implication indirecte de l'exécutif national dans une élection locale
  • La question du respect et de la décence dans les échanges politiques
  • L'impact potentiel de ces polémiques sur l'image de la vie politique parisienne

Emmanuel Grégoire, en partageant publiquement cette altercation verbale, cherche visiblement à mettre en lumière ce qu'il considère comme des méthodes inacceptables dans la campagne électorale. Reste à voir comment cette révélation influencera le déroulement des prochaines semaines de campagne et la perception des électeurs parisiens.

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