Grasse : Jérôme Viaud répond aux critiques de Renaud Muselier sur la mobilité
Grasse : Viaud répond aux critiques de Muselier sur la mobilité

« Mon message n’est dicté par personne » : c’est par cette déclaration que Jérôme Viaud, maire de Grasse, a répondu ce jeudi aux critiques formulées par Renaud Muselier, président de la Région Sud. Dans un courrier adressé mardi 16 juin 2026 et diffusé à la presse, ce dernier reprochait à l’édile grassois d’avoir dénoncé un « désengagement financier sans précédent de la Région concernant les liaisons interurbaines » et ironisé sur les retards de trains. Des propos qualifiés par le Marseillais de « réquisitoire implacable, injuste et gratuit ».

Un maire qui se défend de toute polémique

Jérôme Viaud assure ne pas chercher la polémique. « Je ne me fais pas dicter ma conduite par le maire de Nice. Je ne suis candidat à rien. Je veux juste incarner le rôle de maire et défendre l’attractivité de mon cœur de ville », explique-t-il. Invité le 4 juin 2026 à une table ronde sur la mobilité lors du salon économique « Les Entreprenariales » à l’Allianz Riviera de Nice, aux côtés des maires d’Antibes, Cannes et Nice, il a simplement exprimé son opinion. « Le thème était comment améliorer la mobilité. On m’a demandé ce que je préconisais. J’ai dit ce que je pensais. Sinon je ne suis pas crédible vis-à-vis des usagers. Ça ne veut pas dire que je remets tout en cause », se justifie-t-il.

Quatre dossiers en souffrance depuis 2022

Depuis 2022, le maire de Grasse alerte la Région sur quatre sujets qu’il juge « en souffrance », sans avoir reçu de réponse. Le premier concerne le déplacement du terminus des lignes régionales vers la gare SNCF. « Cela a profondément modifié les habitudes des usagers. La Ville de Grasse et la CAPG ont dû réagir rapidement : information des usagers, adaptation des correspondances, création de solutions alternatives et renforcement du réseau local », détaille-t-il. Il ajoute : « Quand la Région a supprimé la desserte du cœur de ville depuis la gare des trains, j’ai dû compenser avec Sillages. Ça coûte désormais un million d’euros par an à la CAPG pour acheminer les touristes et les locaux de la gare SNCF au cœur de ville. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des problèmes d’accessibilité et de services

Deuxième point : l’urgence de sécuriser le terminus de la ligne 650, avec une circulation complexe, des conditions d’attente inadéquates et un manque d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Enfin, le quatrième dossier concerne le train. « Le guichet SNCF a été fermé, déplore Jérôme Viaud. Un usager qui veut acheter un titre de transport annuel est obligé d’aller à la gare de Cannes. Je ne comprends pas qu’on ferme un service public dans une sous-préfecture. »

Un message dicté par personne

Selon Jérôme Viaud, Renaud Muselier avait connaissance de ces problématiques. « Il ne s’attendait peut-être pas à ce que je m’exprime publiquement. » Le maire de Grasse insiste : « Ce n’était pas ma volonté de blesser. Mon message n’est dicté par personne, ni de Nice ni d’ailleurs. Je ne suis pas dans une démarche clivante. Je suis un maire respectueux des institutions, de la Région, et je suis reconnaissant de ce que Renaud Muselier a fait pour Grasse, mais je demande à être entendu. » Il regrette que le courrier de Muselier ait été diffusé aux médias avant qu’il puisse en prendre connaissance.

Le soutien d’Éric Ciotti

Renaud Muselier sous-entendait que la conduite de Jérôme Viaud avait été influencée par la victoire d’Éric Ciotti aux élections municipales. Ce dernier a apporté son soutien au maire de Grasse sur X : « Toute ma solidarité à Jérôme Viaud face aux attaques injustes et gratuites. Les macronistes perdent leurs nerfs alors que la violence verbale ou physique, sous quelque forme que ce soit, affaiblit le débat démocratique. Privilégions le respect et le dialogue pour servir l’intérêt général. »

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale