Glucksmann promet la fin du libre-échange et défie la gauche
Glucksmann promet la fin du libre-échange et défie la gauche

Le pari était risqué. Raphaël Glucksmann s’était fixé un objectif simple pour son premier grand meeting de précampagne : démontrer – notamment au Parti socialiste – qu’il était capable, à lui seul, de mobiliser largement. Contrat rempli. Samedi à Aubervilliers, entre 3 000 et 4 000 personnes ont fait le déplacement, soit près du double de la jauge qu’espérait atteindre son entourage.

Un message fort à la gauche

Devant cette foule, Raphaël Glucksmann a envoyé des signaux clairs à la gauche. Il a promis de mettre fin à « la religion absurde du libre-échange », une déclaration qui a suscité des applaudissements nourris. Pour Place publique, qui ne dispose ni de l’appareil militant du Parti socialiste ni de la puissance organisationnelle de La France insoumise, la démonstration est loin d’être anodine. Certes, Jean-Luc Mélenchon avait réuni cinq fois plus de personnes à Saint-Denis une semaine plus tôt, mais Glucksmann a prouvé qu’il pouvait exister une alternative crédible.

La souveraineté économique comme axe central

Le député européen a placé la souveraineté économique au cœur de son projet pour 2027. Réindustrialisation, transition écologique et lutte contre les géants du numérique dessinent les contours de son offre politique. Il a insisté sur la nécessité de protéger les industries françaises et européennes face à la concurrence mondiale, tout en accélérant la décarbonation de l’économie.

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« Nous devons reprendre le contrôle de notre destin économique », a-t-il lancé, avant de dénoncer les traités de libre-échange qui, selon lui, affaiblissent les travailleurs et l’environnement. Cette position tranche avec celle d’autres candidats de gauche, comme Benoît Hamon, qui prônent une approche plus modérée.

Un meeting réussi mais des défis à venir

Si l’affluence a dépassé les attentes, Glucksmann sait que le chemin vers 2027 est semé d’embûches. Il doit encore convaincre les électeurs socialistes et écologistes de le rejoindre, tout en faisant face à la concurrence de La France insoumise. Son équipe mise sur une campagne de terrain et des propositions concrètes pour séduire un électorat en quête de renouveau.

La presse a salué la performance, mais certains analystes pointent du doigt le manque de clarté sur le financement de ses mesures. Glucksmann, lui, reste confiant : « Nous avons montré que nous sommes une force avec laquelle il faudra compter. »

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