Dans un entretien accordé au Point, Raphaël Glucksmann, député européen et figure de la social-démocratie, a tenu à rappeler que cette dernière ne saurait être confondue avec de la mollesse ou du compromis à tout va. Pour lui, la social-démocratie est une force politique exigeante, ancrée dans des valeurs de justice sociale et de fermeté républicaine.
Une clarification nécessaire
Alors que certains opposants tentent de réduire la social-démocratie à une forme de tiédeur politique, Glucksmann oppose une vision radicalement différente. Il insiste sur la nécessité de défendre un modèle qui allie efficacité économique et protection des plus fragiles, sans céder aux sirènes du populisme ou du libéralisme débridé.
Les piliers de sa vision
- Justice fiscale : Lutter contre l'évasion fiscale et rétablir une progressivité de l'impôt.
- Transition écologique : Investir massivement dans les énergies renouvelables et la rénovation énergétique.
- Défense des services publics : Renforcer l'éducation, la santé et la culture comme biens communs.
Selon lui, la social-démocratie doit incarner une « force tranquille mais déterminée », capable de répondre aux défis du XXIe siècle sans renoncer à ses principes fondateurs.
Un appel à l'unité
Glucksmann appelle également les forces de gauche à dépasser leurs divisions pour construire un projet crédible et rassembleur. Il estime que l'avenir politique passe par une alliance des sociaux-démocrates, des écologistes et des progressistes, autour d'un programme clair et ambitieux.
Cet entretien intervient dans un contexte de recomposition politique, où la social-démocratie cherche à retrouver une place centrale dans le débat public, face à la montée des extrêmes et à la défiance envers les institutions.



