Les trois sièges de sénateurs représentant le département du Gard seront renouvelés lors du scrutin prévu le 27 septembre 2026. Actuellement, ces sièges sont occupés par le socialiste Denis Bouad et les Républicains Laurent Burgoa et Vivette Lopez. Si cette dernière a, de longue date, indiqué que ce mandat sera son dernier, son collègue nîmois voudra transformer l’essai à l’occasion de l’élection sénatoriale, un scrutin de liste que départageront les quelque 1 900 grands électeurs gardois (maires, députés, conseillers régionaux, départementaux et municipaux).
Investiture LR et liste d’union
Laurent Burgoa devrait recevoir l’investiture LR ce mardi 2 juin : « Je mènerai une liste d’union de la droite et du centre, avec un candidat du centre en troisième position. » La liste portée par Laurent Burgoa sera présentée « fin juin ou début juillet ».
Le poids du RN dans la balance
À ce stade, l’élection annonce moins de listes qu’en 2020 (5 listes), bien que le dépôt de candidature ferme le 11 septembre. À gauche, Denis Bouad se représente pour tenter de conserver son fauteuil. Même si la gauche a remporté Nîmes aux dernières élections municipales, la tâche s’annonce ardue. « Nous avons remporté Pont-Saint-Esprit, le Grau-du-Roi, Poulx ou Gallargues, souligne Laurent Burgoa. Et la gauche a aussi perdu ses bastions de Saint-Hilaire-de-Brethmas, Bagnols-sur-Cèze et Vauvert qui sont entre les mains du RN. »
Sur la carte, il semble évident que l’extrême droite, portée par Julien Sanchez lors des précédentes élections, arrive à remporter au moins un siège. « Tout dépend de qui ils mettront comme candidat, poursuit le candidat LR. Cette élection n’est pas comme les autres. Les attentes des élus diffèrent du reste des électeurs. Ça transforme le discours politique. En six ans, aucun élu ne m’a parlé de problème d’immigration par exemple. »
L’inconnue Renaissance
L’autre inconnu de l’équation est du côté de Renaissance. Le parti n’aura pas de candidat pour ces élections sénatoriales. Mais, nous glisse un cadre départemental, cela ne veut pas dire que la formation politique de Gabriel Attal ne sera pas inactive dans cette campagne. Elle pèse une centaine de voix, un quota qui peut permettre de faire basculer un siège. Reste à savoir de quel côté…



