Les Fêtes de la Madeleine au cœur de la campagne municipale
À quelques jours du second tour des élections municipales de Mont-de-Marsan, prévu ce dimanche 22 mars, les quatre candidats en lice exposent leurs visions pour les Fêtes de la Madeleine. Cet événement structurant de la vie locale, qui attire entre 500 000 et 700 000 visiteurs chaque juillet, représente un enjeu majeur pour la préfecture des Landes. Entre gratuité, renforcement des animations diurnes et avenir de la dimension taurine, les propositions divergent, même si certains points font consensus.
Frédéric Dutin : défendre des fêtes « publiques, populaires et gratuites »
Frédéric Dutin, tête de liste union de la gauche, affirme sa volonté de maintenir la gratuité des Fêtes de la Madeleine. « Il n'y a pas de sujet : les Fêtes de la Madeleine resteront gratuites. C'est une question de volonté politique », insiste-t-il. Il souhaite redynamiser les animations en journée pour les rendre plus familiales et créer un événement autour des 100 jours, avec une connotation taurine ou centrée sur la course landaise. Concernant la gestion des arènes, il propose d'organiser des « états généraux » du milieu taurin pour discuter du maintien du prestataire actuel ou d'un retour à une régie directe, avec une préférence pour une solution locale.
Charles Dayot : maintenir l'accessibilité et explorer un second rendez-vous taurin
Le maire sortant Horizons, Charles Dayot, mène une liste divers droite et défend l'accessibilité et la gratuité des fêtes. « Je ne suis pas un adepte des fêtes payantes », déclare-t-il, tout en évoquant la difficulté technique liée aux nombreux points d'entrée. Il souhaite augmenter la musique vivante en journée et expérimenter une journée sans sono. Pour la gestion des arènes, il envisage une réinternalisation partielle. En projet : un deuxième rendez-vous taurin annuel, sous forme de miniferia, pour renforcer l'attractivité de la ville.
Geneviève Darrieussecq : une réflexion nécessaire sur le financement
Geneviève Darrieussecq, tête de liste MoDem et ancienne maire, rappelle son rôle dans la transformation des fêtes. Elle prône une poursuite des améliorations, avec un accent sur les animations familiales et la musique vivante. « Il faudra se poser la question des fêtes payantes un jour », estime-t-elle, notant que les besoins de financement ont considérablement augmenté. Elle suggère d'explorer des moyens pour pérenniser l'événement sans faire payer les Montois, tout en restant prudente sur l'idée d'un second rendez-vous taurin, compte tenu de l'offre déjà riche dans le département.
Nicolas Lerègle : vers une rentabilité et une identité taurine renforcée
Nicolas Lerègle, tête de liste RN, défend une approche axée sur la rentabilité et l'identité taurine. « Notre volonté est que [la gestion des arènes] soit rentable et ne coûte rien à la ville », affirme-t-il. Il propose de renforcer l'association du taureau à Mont-de-Marsan au-delà des corridas, via l'art et la culture. Sur la question des fêtes payantes, il évoque des ajustements pour réduire les coûts pour la municipalité, voire générer des recettes fiscales grâce à un dynamisme économique accru.
Un consensus sur les animations diurnes, des divergences sur l'avenir
Les quatre candidats s'accordent sur la nécessité de muscler les animations de jour pour rendre les Fêtes de la Madeleine plus attractives et familiales. Cependant, leurs visions divergent sur des points clés :
- La gratuité : défendue fermement par Dutin et Dayot, remise en question par Darrieussecq et Lerègle.
- Le financement : avec des subventions qui ont bondi de 250 000 à 650 000 euros, la recherche d'équilibre budgétaire est un enjeu majeur.
- La dimension taurine : entre maintien, renforcement ou création d'un second événement, les approches varient.
Alors que la campagne touche à sa fin, les Montois devront trancher sur l'avenir de cet événement emblématique, entre tradition et modernisation, gratuité et rentabilité.



