Faure confirme un vote des militants PS sur la désignation présidentielle 2027
PS : vote des militants sur la désignation présidentielle 2027

Le Parti socialiste s'organise pour la présidentielle de 2027

Face à la pression croissante exercée par Boris Vallaud, le député influent des Landes, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a officiellement confirmé ce mardi que les militants socialistes seront appelés à se prononcer dans les prochaines semaines sur la méthode de désignation du candidat pour l'élection présidentielle de 2027. Cette annonce marque une étape cruciale dans les préparatifs de la gauche non mélenchoniste.

Un calendrier précisé sous la pression interne

Lors d'un bureau national de son parti tenu mardi, Olivier Faure a déclaré que les militants socialistes voteraient « avant juin » sur le « processus présidentiel » pour 2027, selon les informations recueillies auprès d'un participant à cette réunion. Cette décision répond directement à l'appel lancé par Boris Vallaud, le chef des députés socialistes, qui avait demandé dans un entretien au Parisien que les militants désignent « avant l'été » leur candidat à la présidentielle.

« Le vote sur le processus présidentiel est ce que j'ai porté au congrès. Les militants voteront avant juin, c'est une évidence. Je n'ai aucune intention de me dédire », a affirmé avec fermeté le premier secrétaire du PS. Olivier Faure, qui défend activement l'idée d'une primaire de la gauche non mélenchoniste, a toutefois nuancé son propos en estimant que ce mécanisme de désignation « ne résout pas tout mais l'absence de primaire ne répond pas davantage à l'objectif d'un candidat commun » pour la cruciale échéance présidentielle.

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La quête complexe d'un candidat commun

Le leader socialiste a annoncé qu'il allait rencontrer « l'ensemble des partenaires » de la gauche dans les prochaines semaines et qu'il en présenterait « le rapport » devant le bureau national. « La question, c'est comment on trouve un candidat commun », a-t-il insisté, soulignant que « c'est la question qui conditionne tout le reste » de la stratégie électorale.

Dans une démonstration d'ouverture, Olivier Faure a précisé : « S'il y a d'autres voies de passage que la primaire, un processus acceptable par l'ensemble des partenaires et des candidats, je prends ». Cette déclaration intervient alors que ses opposants internes, dont Boris Vallaud, rejettent catégoriquement la primaire déjà lancée par les Écologistes et les ex-Insoumis.

« Si nous parvenons à réussir cet accord-là, il vaut tout l'or du monde », a affirmé avec conviction Olivier Faure, promettant qu'il en serait alors « le garant ». Le chef des socialistes a assuré qu'il n'y avait « pas de fanatique de la primaire » dans ses rangs, mais que la primaire constituait simplement « un outil » pour parvenir à identifier un candidat commun. « Si un consensus existe sur un candidat qui réunit de Ruffin à Glucksmann je prends », a-t-il ajouté, illustrant ainsi l'ampleur du spectre politique qu'il cherche à rassembler.

L'approche alternative de Boris Vallaud

Boris Vallaud, qui s'était déjà opposé à Olivier Faure lors d'un précédent bureau national la semaine dernière, a exposé dans les colonnes du Parisien sa vision stratégique radicalement différente. Le député des Landes affirme vouloir « mettre le Parti socialiste en ordre de bataille pour la présidentielle », exprimant son inquiétude face à un PS qui lui donne « l'impression de s'endormir ».

Il a notamment exigé que le parti désigne « avant l'été, par un vote des militants, son candidat » pour la présidentielle, tout en souhaitant que le PS définisse clairement sa « stratégie de rassemblement de la gauche non-mélenchoniste ». Pour Boris Vallaud, « la primaire en tant que tel [...] ça ne dit rien de ce que nous proposons » comme projet politique.

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Le député propose plutôt de « bâtir une coalition » solide au sein de la gauche, affirmant que cette approche « suscite une adhésion qui dépasse déjà le périmètre de la primaire ». Il imagine au sein de cette coalition élargie « un contrat de législature qui permet de présenter une équipe, de dire la place qui sera celle du président de la République, du Premier ministre, du Parlement, mais aussi des partenaires sociaux, des collectivités locales, de la société civile ».

Cette coalition structurée trouverait ensuite « en son sein le ou la candidate pour porter ce que nous aurons construit ensemble », précise-t-il, sans toutefois indiquer s'il envisageait lui-même de se porter candidat. Cette divergence fondamentale d'approche entre les deux figures socialistes illustre les tensions stratégiques qui traversent le parti à l'approche de l'échéance présidentielle de 2027.