La ministre déléguée chargée de la Santé, Maud Bregeon, a exprimé son soutien à la décision du préfet de police d'interdire le concert organisé par La France insoumise (LFI) à l'occasion de la Fête de la musique. Cette décision, annoncée mercredi 18 juin, a suscité de vives réactions politiques.
Une interdiction justifiée par des risques de troubles
Dans un communiqué, la préfecture de police a justifié cette interdiction par "des risques sérieux de troubles à l'ordre public" lors de ce rassemblement prévu place de la République. Selon les autorités, plusieurs groupes radicaux auraient annoncé leur présence, ce qui pourrait dégénérer en affrontements. Maud Bregeon a déclaré : "Je soutiens pleinement la décision du préfet de police. La sécurité des citoyens est une priorité absolue."
Les réactions politiques
Cette interdiction a provoqué l'indignation des élus de La France insoumise. Le député Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une "atteinte à la liberté d'expression" et une "censure politique". Il a appelé à un rassemblement de protestation samedi prochain. En revanche, plusieurs voix de la majorité présidentielle ont salué la fermeté du préfet. Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a estimé que "l'État doit protéger les Français contre toute menace de violence".
Un contexte tendu
Cette décision intervient dans un climat politique déjà polarisé, marqué par les manifestations contre la réforme des retraites et les violences urbaines récentes. La Fête de la musique, traditionnellement un événement festif et populaire, se trouve ainsi au cœur d'une controverse politique. Les organisateurs du concert de LFI ont annoncé leur intention de contester cette interdiction en justice, dénonçant une "décision arbitraire".
De son côté, la mairie de Paris, dirigée par Anne Hidalgo, a pris ses distances avec cette interdiction, rappelant que la Fête de la musique est un événement ouvert à tous. Toutefois, la préfecture de police reste souveraine en matière de sécurité publique. Cette affaire relance le débat sur les limites de la liberté de réunion et d'expression en période de tensions sociales.



