François Patriat, sénateur de la Côte-d'Or et l'un des derniers piliers historiques du macronisme, est décédé à l'âge de 86 ans, a annoncé sa famille à l'Agence France-Presse. Il avait été l'un des premiers à rejoindre Emmanuel Macron en 2016, alors que ce dernier n'était encore qu'un ministre de l'Économie inconnu du grand public.
Un fidèle parmi les premiers
Patriat, qui siégeait au Sénat depuis 2008, avait été un acteur clé de la création du mouvement En Marche !. Selon son entourage, il avait été l'un des rares élus de poids à parier sur la candidature d'Emmanuel Macron dès 2016, alors que la plupart des ténors politiques restaient sceptiques. « Macron 2032, c'est dans mon ordinateur », avait-il confié à plusieurs reprises, soulignant sa vision à long terme pour le chef de l'État.
Son parcours politique était marqué par une loyauté sans faille. Il avait été ministre de l'Agriculture sous le gouvernement Jospin (1997-2002), puis président de la région Bourgogne (2004-2015). Mais c'est son engagement précoce auprès d'Emmanuel Macron qui a fait de lui une figure centrale du macronisme.
Un pilier du Sénat
Au Sénat, Patriat présidait le groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI), la formation macroniste de la chambre haute. Il y défendait avec constance les réformes du gouvernement, notamment sur les retraites et l'économie. « Il était un homme de dialogue et de conviction, respecté même par ses adversaires », a déclaré un de ses collègues sénateurs.
Son décès survient alors que le macronisme traverse une période de turbulences, avec une majorité relative à l'Assemblée nationale et des tensions internes. Patriat incarnait une certaine continuité, celle des premiers soutiens qui ont bâti le mouvement.
Un héritage politique
François Patriat laisse derrière lui un héritage politique complexe. Il avait été l'un des artisans de la fusion entre la gauche et le centre, un positionnement qui a parfois suscité des critiques. Mais pour ses proches, il restera « le dernier des macronistes historiques », celui qui n'a jamais douté de la réussite d'Emmanuel Macron.
Les hommages ont commencé à affluer sur les réseaux sociaux. Emmanuel Macron a salué sa mémoire dans un communiqué, évoquant « un serviteur de l'État, un homme de parole et d'engagement ». Les obsèques auront lieu dans les prochains jours à Dijon, ville où il avait commencé sa carrière politique.



