Les deux propositions de loi relatives aux soins palliatifs et à l'aide active à mourir reviennent ce lundi au Sénat en seconde lecture. Mais la chambre haute n'a déjà (presque) plus son mot à dire, après avoir rejeté le texte en première lecture dans des conditions mouvementées.
Un texte clivant
Le patron de LR et candidat à la présidentielle Bruno Retailleau pourrait de nouveau voter contre le texte sur l'aide à mourir et pousser les sénateurs de son groupe à faire de même. Cette réforme, l'une des dernières majeures du second quinquennat d'Emmanuel Macron, divise profondément la classe politique.
Une bataille entre chambres
C'est presque une bataille de chambres qui se joue entre l'Assemblée nationale et le Sénat. La première a déjà adopté par deux fois le texte consacrant le droit à bénéficier de l'aide à mourir. La seconde l'a rejeté en première lecture. Désormais, le Sénat semble avoir perdu l'initiative, et le texte pourrait être adopté sans son accord définitif.
Les sénateurs examinent à partir de ce lundi les propositions de loi, mais leur marge de manœuvre est réduite. Le gouvernement et l'Assemblée nationale pourraient passer outre un éventuel nouveau rejet, conformément à la procédure parlementaire.



