La loi sur l'aide à mourir s'apprête à franchir une dernière étape décisive. Après un long parcours législatif, l'Assemblée nationale doit se prononcer définitivement le 15 juillet 2026. Dans l'ultime ligne droite, les opposants au texte, très majoritairement issus de la droite conservatrice, multiplient les manœuvres pour tenter de faire barrage, sans grand espoir de succès.
Un recours annoncé devant le Conseil constitutionnel
Le président du Sénat, Gérard Larcher, a déjà annoncé qu'il déposerait un recours auprès du Conseil constitutionnel en cas d'adoption définitive. Soixante sénateurs LR et centristes se joindront à cette démarche, comme le rapporte le journaliste Aglaée Marchand dans un article publié le 10 juillet. Le Sénat, dominé par la droite, a rejeté le texte à trois reprises, refusant même d'en débattre lors de la séance du 7 juillet.
Une stratégie qualifiée de "baroud d'honneur"
Les opposants jouent leur va-tout, mais le rapport de force leur est défavorable. Le texte a déjà été adopté par l'Assemblée nationale en première lecture, et la majorité présidentielle compte bien le faire voter une dernière fois. "C'est leur baroud d'honneur", confie un proche du dossier. Les recours devant le Conseil constitutionnel sont perçus comme une ultime tentative de retarder la promulgation de la loi.
Un texte controversé mais soutenu par l'opinion
La loi sur l'aide à mourir, qui vise à encadrer le suicide assisté et l'euthanasie, suscite des débats passionnés. Selon un sondage récent, 72% des Français y sont favorables. Les opposants, notamment des associations de soins palliatifs et des représentants religieux, dénoncent un risque de dérive. Mais pour les partisans, il s'agit d'une avancée majeure pour la liberté de choix en fin de vie.
Les prochaines étapes
Si l'Assemblée adopte le texte le 15 juillet, le gouvernement pourra le promulguer dans les jours suivants. Le recours au Conseil constitutionnel suspendrait cette promulgation jusqu'à la décision des Sages, qui disposent d'un mois pour statuer. Les opposants espèrent ainsi gagner du temps, mais la perspective d'une censure est jugée peu probable par les constitutionnalistes.



