Une revanche électorale éclatante pour Olivier Falorni à La Rochelle
Battu avec 181 voix d'écart en 2020 face à Jean-François Fountaine, le député Olivier Falorni prend sa revanche avec un score large et incontestable. Cette victoire le place en tête dans 57 bureaux de vote sur 61, marquant un tournant majeur dans la politique rochelaise.
Une entrée triomphale à l'hôtel de ville
Même en fauteuil roulant, Colette Chaigneau, ancienne députée et conseillère municipale des anciens maires Michel Crépeau et Maxime Bono, n'a pas voulu manquer l'entrée d'Olivier Falorni en vainqueur dans la salle des fêtes de l'hôtel de ville. Le nouveau maire de La Rochelle, ovationné à son arrivée avec sa compagne Linda, a été accueilli par des partisans enthousiastes.
Dès 20h26, le suspense était levé depuis plus d'une heure. Les premiers tableaux affichant les résultats bureau par bureau ont fait naître des sourires sur certains visages et figé des rictus de déception sur d'autres. Les scores étaient sans appel : plus de 40% pour le député (Les Démocrates) à la Pallice, Port-Neuf et la Genette, près de 50% à Lafond et au Technoforum, et au-delà à Mireuil et Villeneuve-les-Salines.
La fin d'une longue opposition
Franck Coupeau, chef de file du groupe falorniste Le Renouveau depuis 2020, a commenté le taux de participation de 49,75% qui « appelle à rester humble ». Pour autant, après six années sur les bancs de l'opposition, ce moment était particulièrement savoureux pour ses partisans. « Pour nous, c'est le résultat de nos efforts et de notre travail », a-t-il déclaré, avec une pensée émue pour Jean-Claude Cosset, décédé en 2024, et Catherine Borde Wohmann, qui a quitté le groupe en cours de mandat.
Oubliée la défaite de 2020, la victoire est cette fois incontestable. Alors que 53 bureaux sur 61 l'avaient placé en tête au premier tour, Olivier Falorni gagne au second tour dans 57 bureaux. Seuls les bureaux de l'Oratoire (23, 33) et de Tasdon (37, 38) ont placé Maryline Simoné en tête.
Un nouveau chapitre pour La Rochelle
Multipliant les poignées de mains en traversant la salle des fêtes, celui qui s'apprête à céder son poste de député à Sabine Gervais s'est immédiatement glissé dans son nouveau rôle. Dans « le plus ancien hôtel de ville de France », l'ex-professeur d'histoire s'est souvenu qu'en 1199, « les Rochelais ont décidé pour la première fois dans l'Histoire de France qu'ils voulaient décider qui serait leur maire ».
Le nouvel édile s'est rappelé aussi des « larmes de tristesse », il y a six ans, de l'ancien résistant Jean Billaud, de Jean-François Faget, qui fut son directeur de campagne, et de Jean-Claude Cosset, tous disparus. « Être maire de La Rochelle », a-t-il souligné dans son discours de remerciement, « ce n'est pas simplement être maître d'œuvre d'une politique municipale, c'est aussi porter, incarner cet esprit rochelais forgé au fil des siècles fait d'ouverture, de solidarité et d'audace, de résistance et d'indépendance ».
Une nouvelle majorité en formation
Le Renouveau s'efface désormais, et une nouvelle majorité sera dévoilée samedi 28 mars lors du conseil municipal d'installation. La présence de plusieurs maires de communes de l'agglomération – Didier Proust (Puilboreau), Bruno Barbier (Lagord), Stéphane Villain (Châtelaillon-Plage), Bertrand Ayral (Sainte-Soulle), Jean-Luc Algay (L'Houmeau), jusqu'à Hélène Rata (Aytré) – dessinait déjà les contours de la prochaine assemblée communautaire.
Cette victoire marque non seulement une revanche personnelle pour Olivier Falorni, mais aussi un changement significatif dans la gouvernance de La Rochelle, avec des implications potentielles pour l'ensemble de l'agglomération rochelaise dans les mois à venir.



