À un an de la fin de son mandat, Emmanuel Macron tente de relancer son action avec une série de réformes, mais l'opposition et la grogne sociale montent. Le président de la République, qui a perdu sa majorité absolue à l'Assemblée nationale, cherche à marquer son quinquennat avant l'élection présidentielle de 2027.
Un calendrier chargé
Emmanuel Macron a dévoilé un calendrier de réformes ambitieux pour les mois à venir, incluant la réforme des retraites, la fin de vie, et la sécurité. Selon l'Élysée, ces réformes sont « essentielles pour l'avenir du pays ». Cependant, l'opposition dénonce un « passage en force » et promet de s'y opposer par tous les moyens.
Une opposition déterminée
Les syndicats et les partis d'opposition, de La France insoumise au Rassemblement national, appellent à une mobilisation massive. « Nous ne laisserons pas le gouvernement imposer des réformes injustes sans réagir », a déclaré le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. Selon un sondage Ifop, 62 % des Français se disent mécontents de l'action du président.
La grogne sociale monte
Dans les entreprises, dans les hôpitaux, dans les écoles, la colère gronde. Les enseignants, les soignants et les cheminots multiplient les actions. « Nous sommes épuisés, nous avons besoin de moyens, pas de réformes », confie une infirmière de l'hôpital public. Le gouvernement tente de temporiser, mais l'exécutif redoute un automne social chaud.
Une majorité fragilisée
Sans majorité absolue à l'Assemblée, Emmanuel Macron doit composer avec les oppositions. Les discussions avec Les Républicains et le Parti socialiste sont difficiles. « Il faut trouver des compromis, mais sans renoncer à nos principes », explique un conseiller de l'Élysée. La première ministre, Élisabeth Borne, a déjà utilisé l'article 49.3 à plusieurs reprises pour faire adopter des textes.
Les défis internationaux
Sur la scène internationale, Emmanuel Macron doit gérer la guerre en Ukraine, la crise énergétique et les tensions avec la Chine. La France préside le Conseil de sécurité de l'ONU en mars, une occasion pour le président de peser sur les affaires mondiales. « La voix de la France compte, et nous devons l'utiliser pour la paix », a-t-il déclaré lors d'un discours à l'ambassade de France.
Un bilan contrasté
À un an de l'élection, le bilan d'Emmanuel Macron est jugé contrasté. Le chômage a baissé, mais la précarité a augmenté. La croissance est repartie, mais l'inflation ronge le pouvoir d'achat. « Il a fait des choses, mais pas assez pour les plus modestes », estime un électeur de gauche. Les proches du président misent sur une amélioration de la conjoncture pour redresser la cote de popularité.
La question de la succession
Dans les couloirs du pouvoir, la question de la succession se pose déjà. Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Le Maire, tous sont cités comme possibles candidats. « Le président n'a pas encore annoncé s'il se représentait, mais il prépare le terrain », analyse un politologue. L'Élysée dément toute précipitation, mais les spéculations vont bon train.
Une fin de quinquennat sous tension
Les derniers feux du quinquennat d'Emmanuel Macron s'annoncent sous tension. Entre les réformes, les oppositions et la grogne sociale, le président devra faire preuve de talent politique pour finir en beauté. Rendez-vous dans un an pour le verdict des urnes.



