Une bataille politique intense pour la présidence de Royan Atlantique
Les élus communautaires de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique se préparent à un choix crucial entre deux personnalités aux profils diamétralement opposés. D'un côté, Vincent Barraud, maire d'Étaules, âgé de 67 ans, et de l'autre, Patrick Marengo, maire de Royan, 73 ans. Ces deux candidats au prestigieux fauteuil de président mènent actuellement une opération de séduction tous azimuts pour rallier les voix décisives.
Une campagne express dans un paysage politique renouvelé
Le contexte électoral a radicalement changé depuis 2020 avec l'arrivée de quatorze nouveaux maires et pas moins de trente-deux nouveaux élus communautaires. Cette recomposition politique oblige les deux prétendants à multiplier les contacts et les rendez-vous dans une course contre la montre. Le téléphone chauffe littéralement tandis que les agendas se remplissent de rencontres stratégiques.
Chaque candidat doit désormais sonder les nouveaux élus, présenter son programme de manière convaincante et démontrer sa capacité à faire progresser le territoire. « Je me suis même déplacé pour aller rencontrer Olivier Martin, le maire de Corme-Écluse réélu », confie Patrick Marengo, avant d'ajouter : « Je sais qu'il ne votera pas pour moi mais je le respecte et il a fait du bon boulot à sa vice-présidence. Il existe une opportunité de changement. »
De son côté, Vincent Barraud adopte une approche méthodique : « J'ai attendu que les maires soient installés pour aller les voir », explique-t-il, tout en reconnaissant l'importance de cette tournée des popotes pour grappiller les voix qui feront la différence lors du scrutin.
Deux visions politiques et deux tempéraments distincts
Les différences entre les deux hommes sont frappantes, tant sur le plan personnel que politique. Patrick Marengo, encarté aux Républicains, a été marqué par les rigueurs de sa carrière militaire. Vincent Barraud, quant à lui, ancré au centre gauche et ancien membre du Parti radical de gauche, possède une fibre sociale développée grâce à ses expériences professionnelles dans ce secteur.
« Disons que je suis moins vertical dans la méthode. Je préfère convaincre que soumettre », glisse le président sortant, soulignant ainsi son approche plus collaborative. Malgré ces divergences, les rapports entre les deux candidats restent courtois, même s'ils représentent véritablement deux mondes politiques différents.
Un verdict attendu pour le 16 avril 2026
Tous les deux anticipent un résultat extrêmement serré, ce qui ajoute encore à l'intensité de cette campagne. Le juge de paix sera le vote à bulletins secrets prévu le jeudi 16 avril 2026. Cette élection déterminera non seulement la direction de l'agglomération pour les années à venir, mais aussi l'orientation politique du territoire face aux défis économiques, sociaux et environnementaux qui l'attendent.
Les enjeux sont considérables : gestion des services publics, développement économique, transition écologique, et cohésion territoriale. Chaque voix comptera lors de ce scrutin qui promet d'être historique pour la Communauté d'agglomération Royan Atlantique.



