Le maire de Saint-Denis annonce le désarmement de la police municipale, des départs évoqués
Désarmement de la police municipale à Saint-Denis, départs évoqués

Le nouveau maire de Saint-Denis lance le désarmement de la police municipale

Bally Bagayoko, le nouveau maire de Saint-Denis - Pierrefitte (Seine-Saint-Denis) élu sous l'étiquette La France Insoumise (LFI), a annoncé sur France 2 le 24 mars dernier son intention d'engager un processus de désarmement de la police municipale. Cette mesure, présentée comme la première action symbolique de son mandat, constitue l'une de ses promesses de campagne.

Une annonce qui suscite des réactions immédiates

L'annonce a provoqué des réactions vives, notamment concernant d'éventuels départs au sein des effectifs policiers. Le jour même, le compte X Cerfia, lié au milliardaire d'extrême droite Pierre-Edouard Stérin, a affirmé que près de 90 agents sur 140 auraient demandé leur mutation, citant une source policière. De son côté, un membre de la police municipale de Saint-Denis a indiqué à France Info qu'au moins une trentaine de collègues, sûrement beaucoup plus, avaient entamé des démarches vers d'autres municipalités.

Bally Bagayoko dément fermement ces chiffres

Invité de France Inter le lundi 30 mars, Bally Bagayoko a qualifié ces informations de rumeurs et de fake news. 90 policiers supposés sur le départ, c'est faux, cela a été contesté. On me parle maintenant de 30, c'est faux, a-t-il déclaré. Le maire a précisé avoir rencontré les policiers municipaux le vendredi précédent sans entendre de telles préoccupations. Factuellement, il a indiqué qu'une seule personne était partie sur un effectif total de 135 policiers municipaux, un chiffre que la mairie n'a pas confirmé malgré nos sollicitations.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les modalités pratiques des départs éventuels

Benjamin Camboulives, porte-parole du syndicat Alternative Police CFDT, explique qu'un policier municipal ne peut pas faire de demande de mutation directe. Il va se renseigner sur les municipalités qui embauchent, postuler, et s'il est sélectionné, il y a un préavis de trois mois. Ainsi, toute vague de départs ne serait visible que dans trois mois au minimum. Par ailleurs, le Syndicat de Défense des Policiers Municipaux (SDPM) a appelé dans un communiqué les agents à fuir les communes LFI.

Une approche progressive et réfléchie du désarmement

Bally Bagayoko a rappelé son intention d'y aller pas à pas dans ce processus de désarmement. Le retrait débutera par les lanceurs de balles d'alerte (LBD), tandis que les armes à feu sont conservées en attendant la définition d'une doctrine claire. Il existe une panoplie de possibilités, et c'est ce que nous allons définir dans le cadre de la doctrine, a-t-il expliqué, soulignant la nécessité d'une réflexion approfondie sur les alternatives.

Contexte et perspectives

Cette annonce intervient dans un contexte où Bally Bagayoko a été ciblé par des attaques racistes depuis son élection, avec des références insultantes comme la ville des rois ou les grands singes. L'élu reste concentré sur ses projets municipaux, avec cette mesure phare qui marque le début de son mandat. Les prochains mois permettront de vérifier l'impact réel sur les effectifs policiers et l'avancée concrète du désarmement.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale