Débat des municipales à Alès : sécurité et pacification au cœur des échanges
Le débat des élections municipales de 2026 s'est tenu ce mercredi soir au Pôle mécanique d'Alès, dans le Gard, réunissant la plupart des candidats. Seul Anthony Bordarier du Rassemblement National était absent, ayant décliné l'invitation pour des raisons professionnelles. Les discussions ont rapidement tourné autour d'un sujet brûlant : la délinquance et la sécurité dans la ville.
Les positions divergentes des candidats sur la sécurité
Le maire sortant, Christophe Rivenq, a défendu son bilan en affirmant que "la pacification est en cours". Il s'est félicité des progrès réalisés, soulignant qu'Alès présente de meilleurs pourcentages que Montpellier et serait la seule ville où la délinquance a baissé. Cette déclaration a suscité des réactions variées parmi ses adversaires.
En contraste, Paul Planque a insisté pour dresser un constat alarmant, déclarant que "l'insécurité s'installe". Il a plaidé pour une remise en place du service public et la création de lieux d'accueil pour les jeunes, recevant un soutien apparent du public lorsqu'il a évoqué la lutte contre les enseignes de blanchiment.
Propositions concrètes et réactions des autres candidats
Les autres candidats ont présenté leurs propres solutions. Basile Imbert, né en 1995, a promis de prendre le sujet "au sérieux" en défendant "encore plus les petites gens". Il mise sur un renforcement de la police municipale, des actions de prévention et un soutien accru aux structures accompagnant la jeunesse.
Marc Infantes a dévoilé un plan ambitieux incluant le recrutement de 90 policiers supplémentaires et la création d'une brigade cynophile. Il a également évoqué l'utilisation de l'intelligence artificielle, précisant que ces investissements seraient budgétisés grâce à des économies réalisées ailleurs. Son intervention a visiblement agacé Christophe Rivenq, qui a fait la moue, une réaction qui n'a pas échappé à Marc Infantes.
Jérôme Garcia, quant à lui, s'est montré résigné, déclarant qu'"il ne faut pas se faire d'illusion". Sa principale préoccupation porte sur les violences au travail, un point qui n'a recueilli qu'un applaudissement mitigé de l'assemblée.
Un débat révélateur des enjeux locaux
Ce débat a mis en lumière les profondes divergences entre les candidats sur la question de la sécurité, un thème central pour les électeurs alésiens. Alors que Christophe Rivenq tente de rassurer sur une pacification en marche, ses opposants pointent du doigt une insécurité persistante et proposent des mesures variées, allant du renforcement des forces de l'ordre à des approches plus sociales. Les prochaines semaines de campagne promettent d'être animées autour de ces sujets cruciaux pour l'avenir de la ville.



