Geneviève Darrieussecq tourne la page municipale après sa défaite électorale
L'ancienne maire de Mont-de-Marsan entre 2008 et 2017, Geneviève Darrieussecq, ne siégera pas au sein du nouveau Conseil municipal issu des urnes du 22 mars 2026. La députée de la première circonscription des Landes, arrivée en troisième position avec 19,80% des suffrages, a officiellement démissionné en milieu de semaine, confirmant ainsi son absence lors du Conseil d'installation prévu ce vendredi 27 mars à l'hôtel de ville.
Une décision rapide pour faire place à de nouveaux visages
Geneviève Darrieussecq a expliqué sa démarche comme « une décision prise assez rapidement », soulignant sa volonté de « laisser la place à de nouveaux visages ». Cette démission entraîne automatiquement son retrait du prochain Conseil communautaire de Mont-de-Marsan Agglomération, marquant ainsi une étape significative dans son parcours politique local.
Réunie avec ses partisans dimanche soir dans sa permanence montoise, l'élue s'est déclarée « très apaisée » malgré les résultats. « Le premier tour a été décisif. J'ai compris dès ce moment que les choses seraient difficiles », a-t-elle confié, précisant qu'il lui avait manqué moins de 300 voix pour se qualifier en deuxième position.
Émotion mais pas de regrets
Lors de son allocution, la députée landaise - dont le mandat parlementaire court jusqu'en 2029, sauf dissolution anticipée - n'a pas caché son émotion, mais a insisté sur son absence de déception. « La démocratie, c'est ça. Il faut accepter le résultat des urnes », a-t-elle affirmé avec philosophie.
Elle ajoute : « Ce résultat du premier tour a fragilisé celui du second. Mais je suis très apaisée, avec le sentiment du devoir accompli ». Son objectif désormais : « se tourner vers l'avenir pour Mont-de-Marsan » en favorisant l'émergence de nouvelles têtes au Conseil municipal.
Un héritage municipal riche
Geneviève Darrieussecq conserve « un excellent souvenir » de son élection en 2008, lorsqu'elle avait battu Philippe Labeyrie, maire durant un quart de siècle. « J'étais complètement novice en politique municipale. C'était un mandat de conquête », se remémore-t-elle. Sa liste l'avait alors emporté avec 52,88% des suffrages au second tour.
Son mandat de maire et présidente de l'Agglomération lui laisse « d'excellents souvenirs au service des concitoyens », malgré des difficultés notamment dans la conquête de l'Agglomération où elle a dû faire face à « la vraie fronde du président de l'époque ». Elle réitère son succès en 2014, s'imposant dès le premier tour avec 56,01% des voix.
Succession compliquée et guerre ouverte
En 2017, après son élection comme députée et sa nomination comme secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, elle démissionne de son mandat de maire. Elle place alors son adjoint aux finances, Charles Dayot, à la tête de la Ville, tout en restant membre du Conseil municipal.
Cette succession marque le début d'une période difficile, avec « une guerre ouverte entre deux clans » qui émaillera le mandat municipal pendant quatre ans, avec de nombreux accrochages à la mairie et à l'Agglomération.
Message au nouveau maire et avenir
Dimanche 22 mars, Geneviève Darrieussecq a adressé un message au vainqueur des élections : « M. Dutin a dit qu'il voulait apaiser et assainir, eh bien je lui dis 'chiche !'. Il y a du travail et je lui souhaite de faire un bon mandat ». Elle précise sa priorité : « Ce qui m'intéresse, c'est la réussite de Mont-de-Marsan, pas celle d'une personne ».
La liste conduite par l'ancienne élue comptera quatre représentants au Conseil municipal : Jean Duvigneau, Cathy Garbez, Mathieu Ara et Alexia Salducci. Pour le Conseil communautaire, la démission de Geneviève Darrieussecq permettra à Mathieu Ara de siéger aux côtés de Jean Duvigneau et Cathy Garbez.
La députée entend désormais « poursuivre le combat pour Mont-de-Marsan » depuis son mandat parlementaire, affirmant : « Je serai là pour servir Mont-de-Marsan, pas pour la détruire ». Son équipe envisage même la création d'une association pour « poursuivre cette belle aventure » et soutenir les élus en place sur les sujets municipaux.



