Le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti a vivement réagi aux propos du ministre délégué aux Transports, Philippe Tabarot, qu'il accuse de l'avoir insulté et menacé. Dans une déclaration publique, Ciotti a demandé le renvoi immédiat du ministre, estimant que son comportement est indigne d'un membre du gouvernement.
Des propos jugés inacceptables
Selon Ciotti, Tabarot l'aurait traité de "nabot" lors d'un échange tendu. Plus grave encore, le ministre l'aurait menacé de faire appel à des ressortissants géorgiens pour le faire disparaître. Ces accusations, si elles sont confirmées, constituent une escalade sans précédent dans les relations politiques françaises.
Réactions politiques
Plusieurs personnalités politiques ont condamné ces propos. Le président du groupe LR à l'Assemblée nationale a qualifié ces menaces de "gravissimes", tandis que des députés de la majorité ont appelé à la retenue. De son côté, le Premier ministre a indiqué qu'il allait auditionner les deux protagonistes pour faire la lumière sur cette affaire.
Un contexte de tensions
Cet incident survient dans un climat politique déjà tendu, marqué par des débats houleux sur la réforme des retraites et la politique migratoire. Les relations entre Ciotti, figure de la droite dure, et le gouvernement sont notoirement conflictuelles. Cette nouvelle affaire pourrait affaiblir davantage l'exécutif.
Les suites possibles
Éric Ciotti a annoncé qu'il saisirait la justice pour diffamation et menaces de mort. Il exige également une enquête parlementaire. Le ministre Tabarot, de son côté, n'a pas encore réagi officiellement. Son entourage dément catégoriquement les accusations, évoquant des propos sortis de leur contexte.
Cette affaire relance le débat sur la civilité en politique et l'usage de la violence verbale. Plusieurs associations de lutte contre les discriminations ont appelé à une prise de conscience collective.



