Municipales 2026 à Béziers : les candidats divisés sur l'avenir de la corrida
Béziers 2026 : les candidats et la question de la corrida

Municipales 2026 à Béziers : la corrida au cœur des débats politiques

À seulement quelques jours du scrutin municipal, la question de la corrida s'impose comme un sujet clivant dans la campagne électorale biterroise. Le Comité biterrois pour l'abolition de la corrida (Colbac) a rendu publique une synthèse détaillée des réponses apportées par quatre des cinq candidats à la mairie de Béziers à son questionnaire sur les politiques publiques liées à la tauromachie.

Les positions des candidats révélées

Thierry Mathieu (sans étiquette), Julien Gabarron (Rassemblement National), Thierry Antoine (Le Printemps de Béziers, union de la gauche) et David Ocard (La France Insoumise) ont tous répondu au questionnaire. Seul le maire sortant, Robert Ménard, n'a pas rempli le document, expliquant sa décision dans un courriel adressé à l'association où il évoque une opposition du Colbac "ayant pris une tournure difficilement tolérable".

Les résultats montrent une nette division :

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  • Pour l'abolition : Thierry Antoine et David Ocard se prononcent en faveur de la fin des corridas en France.
  • Pour le maintien : Julien Gabarron et Thierry Mathieu défendent la poursuite de la pratique et s'opposent à l'interdiction aux enfants. Ils continueraient à subventionner les clubs taurins.

Points de consensus et divergences

Les quatre candidats ayant répondu font consensus sur le refus de promouvoir la corrida dans des structures municipales comme les centres de loisirs ou les maisons de quartier. Tous, à l'exception de Julien Gabarron qui ne se prononce pas sur ce point, se déclarent favorables à ce que les spectacles culturels non taurins dans les arènes ne soient plus confiés aux organisateurs de corridas.

Ils s'engagent également à ce que l'organisation des corridas ne soit pas reprise en régie municipale. Concernant l'école taurine, Thierry Mathieu ne prend pas position, tandis que Julien Gabarron indique qu'il ne la subventionnerait pas mais mettrait le matériel communal à disposition.

La position de Robert Ménard

Dans son courriel au Colbac, le maire sortant réaffirme sa position modérée : "Je ne suis pas moi-même un adulateur de la tauromachie mais je ne souhaite pas l'interdire à Béziers ni ailleurs en France. Chacun est libre d'entrer dans une arène s'il le souhaite ou de ne pas y aller si ce spectacle le révulse".

Une évolution des mentalités politiques

Pour Sophie Maffre-Baugé, la présidente du Colbac, ces positions témoignent d'une réelle évolution : "Ces positions témoignent d'une évolution de pensée du milieu politique biterrois". La publication de ce questionnaire intervient alors que la Feria 2025 vient de se terminer, avec le torero Sébastien Castella dans les arènes de Béziers, rappelant l'importance culturelle et économique de cet événement pour la ville.

À quelques jours des élections, la question tauromachique s'avère donc être un marqueur politique significatif, capable de mobiliser ou de diviser l'électorat dans une ville où la tradition taurine reste profondément ancrée.

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