Clémence Brandolin-Robert : de première adjointe à cheffe de l'opposition à Agen
Brandolin-Robert, architecte de la reconstruction de la droite agenaise

Clémence Brandolin-Robert : une transition assumée de première adjointe à cheffe de l'opposition

Programmée initialement pour occuper le poste de première adjointe en cas de victoire aux élections municipales, Clémence Brandolin-Robert, élue Les Républicains, se retrouve désormais à la tête de l'opposition agenaise. Cette chute de statut apparente n'a pourtant pas provoqué de fracture psychologique chez la militante. « Je vais bien ! », affirme-t-elle avec conviction.

« Certains de mes amis pensaient que j'allais avoir le moral au plus bas et qu'il fallait me le remonter. Mais pas du tout », confie l'élue. « Je m'étais préparée à tous les scénarios et à encaisser n'importe quoi. Il n'a jamais été question de m'effondrer ou de démissionner. D'abord, parce que j'aime trop Agen pour la laisser. Ensuite, parce que j'ai la chance d'avoir une vie riche sur le plan personnel comme professionnel. »

L'architecte de la reconstruction de la droite agenaise

À la manœuvre pour piloter les grands chantiers des mandats précédents, cette militante LR pur jus, inscrite dans le paysage politique local depuis l'âge de 24 ans, est désormais désignée comme l'architecte de la reconstruction après l'effondrement de la maison Dionis. « L'usure des mandats a été plus forte que la puissance de notre équipe qui, pourtant, était belle et pleine de volonté », analyse-t-elle.

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Au sein de l'équipe sortante, Clémence Brandolin-Robert avait porté la voix des partisans d'un coup de barre à droite entre les deux tours. Certains imaginaient même qu'elle pourrait prendre le relais en cours de mandat, vu l'âge du capitaine. « Ce n'était pas prévu, mais effectivement, cela aurait pu se faire », reconnaît-elle.

« Il ne m'a informée de son choix de démissionner en cas de défaite qu'une heure avant la fin du scrutin dimanche », révèle-t-elle concernant Jean Dionis. « J'ai été loyale et je me suis battue jusqu'au bout. » Une loyauté dont il est désormais temps de s'affranchir pour se démarquer de la méthode des anciens.

Une opposition exigeante et tournée vers l'avenir

« Je vais bien sûr apporter ma touche et mon style dans notre fonctionnement. Ce sera sans doute un peu plus moderne », annonce la nouvelle cheffe de l'opposition. « L'idée du groupe est de porter une opposition exigeante sur les dossiers, notamment les plus structurants. »

L'élue précise sa stratégie : « On soutiendra les projets tout en traçant des lignes à ne pas franchir. Je pense à la fiscalité. De la façon de faire de la majorité dépendra la nôtre. L'objectif est aussi de préparer l'avenir, une équipe, un programme pour 2032 ou 2033. »

Concernant sa propre candidature future, elle observe avec réalisme : « Mais sept ans, c'est long. » Son attention se porte déjà sur la préparation des échéances intermédiaires, notamment « l'enjeu de garder l'Agglo avec Olivier Grima ».

Les priorités territoriales et la composition du groupe

« Déjà, cela permettrait de limiter la casse et nous avons des sujets importants pour le développement du territoire à défendre », explique Clémence Brandolin-Robert. « Je veux parler de la LGV, de l'EPR ou encore de l'extension du Technopôle. Je pense que Laurent Bruneau va prendre la marée s'il gère la Ville et l'Agglo. Il vient de prendre les rênes d'une grosse PME. »

Le groupe d'opposition qu'elle dirige sera composé de :

  • Mohamed Fellah
  • Baya Kherkhach
  • Thomas Zamboni
  • Catherine Chazottes
  • Louis Tandonnet
  • Claire Rives

Cette équipe plurielle devra incarner une opposition constructive tout en préparant le terrain pour les futures échéances électorales, avec comme objectif affiché de redonner à la droite agenaise sa place dans le paysage politique local.

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