Bournazel accuse Dati d'être le 'problème' de la défaite de la droite à Paris
Bournazel accuse Dati d'être le 'problème' de la défaite à Paris

Municipales à Paris : Bournazel étrille Dati après la défaite de la droite

Au lendemain des élections municipales dans la capitale, Pierre-Yves Bournazel, l'ancien candidat Horizons/Renaissance, s'est exprimé avec virulence sur sa fusion de liste avec Rachida Dati. Il attribue clairement à l'ex-ministre la responsabilité de l'échec de la droite et du centre, largement battus au second tour face à la gauche unie.

Une accusation cinglante et des reproches mutuels

« Rachida Dati n'était pas une solution, mais un problème », a lancé jeudi Pierre-Yves Bournazel, qui s'était retiré de la campagne après avoir fusionné sa liste avec celle de la finaliste de la droite. Cette déclaration intervient après que Rachida Dati a accusé l'ancien candidat de « trahison », lui reprochant de s'être retiré de la liste commune au dernier moment sans préavis.

Dans un entretien accordé au Nouvel Obs, Bournazel a répliqué avec fermeté : « Rachida Dati est incapable de tirer les leçons de sa défaite. Un minimum de décence exigerait qu'elle en assume la responsabilité. Je la laisse à sa haine et sa rancœur ». Ce proche d'Édouard Philippe a ensuite détaillé les raisons qui, selon lui, auraient dû permettre à Dati de l'emporter face au candidat de la gauche unie hors LFI, Emmanuel Grégoire.

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Des conditions favorables gaspillées selon Bournazel

Il a évoqué la nouvelle réforme électorale dite PLM (Paris-Lyon-Marseille) et une « configuration la plus favorable au second tour avec une triangulaire et une gauche divisée », notamment avec le maintien de Sophia Chikirou, candidate La France insoumise. « Elle a pourtant échoué pour la deuxième fois après son échec de 2020. Résultat : elle a fait perdre sept nouvelles années à l'alternance », a-t-il dénoncé, avant d'asséner à nouveau que Dati était un problème plutôt qu'une solution.

Bournazel a affirmé que « la leçon du scrutin est simple : les Parisiennes et les Parisiens voulaient l'alternance, mais ne voulaient pas de Rachida Dati ». Il a qualifié l'ex-ministre de la Culture de « personnalité clivante et agressive », tout en rappelant son procès à venir pour corruption et trafic d'influence, où elle est soupçonnée d'avoir perçu 900 000 euros d'une filiale de Renault-Nissan. Dati dément ces accusations.

Des enjeux au-delà de la campagne

Dans cette interview, Pierre-Yves Bournazel a également exhorté le nouveau maire de Paris, qui sera formellement élu dimanche, à agir sur le « sujet urgent » du périscolaire parisien, secoué par des affaires de violences sexuelles. Interrogé sur le lien entre sa décision d'accepter la fusion avec Dati et la candidature potentielle d'Édouard Philippe à l'élection présidentielle, Bournazel n'a pas nié.

Il a déclaré : « J'ai accompli mon devoir pour le collectif. [...] J'ai certainement préservé les intérêts de candidature à la présidentielle », laissant entendre des calculs stratégiques plus larges au sein de la droite et du centre. Cette polémique souligne les fractures persistantes au sein de l'opposition parisienne après une défaite cuisante.

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