Victoire de Thomas Cazenave à Bordeaux : la métropole bascule à droite
Bordeaux Métropole bascule à droite avec Cazenave

Le basculement politique de Bordeaux Métropole

La victoire de Thomas Cazenave à la mairie de Bordeaux lors du second tour des élections municipales du 22 mars a définitivement fait basculer Bordeaux Métropole du côté de la droite. Le député Renaissance a réussi son double objectif : clore la parenthèse écologiste à la mairie et donner à la droite le contrôle de l'assemblée métropolitaine.

Une ambition affichée dès le début

Dès sa première allocution depuis son quartier général de campagne, Thomas Cazenave n'a pas manqué de souligner l'importance de cette victoire. « C'est aussi une grande victoire pour toute la métropole de Bordeaux, où nous aurons une majorité claire, une majorité ambitieuse », a-t-il déclaré avec conviction.

Le renversement progressif du rapport de force

Le basculement politique s'est dessiné tout au long de la soirée électorale, à mesure que tombaient les résultats des douze communes métropolitaines encore convoquées aux urnes. Parempuyre et Le Haillan, deux communes précédemment tenues par la gauche, sont passées à droite, contribuant à l'emballement du compteur des sièges pour la coalition Métropole Commune(s).

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Avant même l'annonce des résultats bordelais vers 22 heures, l'assemblée communautaire était déjà acquise à l'ancienne opposition grâce aux victoires de Christian Bagate à Bègles et David Poulain à Ambarès-et-Lagrave. La droite, qui ne détenait que huit sièges auparavant, a ainsi renversé complètement le rapport de force.

Une majorité nette pour la droite

Avec vingt-six sièges obtenus par la liste de Thomas Cazenave, la droite métropolitaine dispose désormais d'une nette majorité qu'elle ne possédait pas depuis 2014. Cette configuration politique devrait faciliter l'action du nouveau maire de Bordeaux, qui a placé en tête de sa liste communautaire des candidats issus de la société civile plutôt que des figures politiques traditionnelles.

Christine Bost, la présidente sortante de Bordeaux Métropole, avait pourtant tenté de maintenir l'espoir d'une majorité de gauche en déclarant sur le plateau de TV7 : « Si Pierre Hurmic est réélu, il y aura toujours plus d'élus de gauche ». Mais cette perspective s'est rapidement évanouie face à la vague bleue qui a submergé l'ensemble du territoire métropolitain.

L'installation officielle du conseil communautaire et de ses cent quatre membres, prévue au plus tard le 24 avril, ne sera plus qu'une formalité confirmant ce changement majeur dans la gouvernance de la troisième métropole de France.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale