Le député Benjamin Lucas-Landy a annoncé, ce mardi 7 juillet, le retrait de sa candidature à la primaire unitaire de la gauche, prévue pour septembre 2026. Dans un communiqué, il explique que son absence de soutien suffisant au sein de son propre camp l'a conduit à cette décision. « Je constate que les conditions ne sont pas réunies pour porter une candidature rassembleuse », a-t-il déclaré.
Un retrait motivé par des divergences stratégiques
Benjamin Lucas-Landy, député du Nord et figure de l'aile gauche de la majorité présidentielle, avait officialisé sa candidature en juin dernier. Il espérait incarner une alternative crédible face aux autres prétendants, notamment l'écologiste Yannick Jadot et l'insoumise Mathilde Panot. Cependant, le manque de soutien des partis partenaires et des organisations de gauche l'a contraint à renoncer.
« Je ne souhaite pas diviser davantage une gauche qui a besoin d'unité pour affronter les défis à venir », a-t-il ajouté. Selon un sondage récent, seulement 8 % des électeurs de gauche se disaient prêts à voter pour lui au premier tour de la primaire.
Quel impact sur la primaire unitaire ?
Le retrait de Benjamin Lucas-Landy laisse désormais trois candidats en lice : Yannick Jadot (EELV), Mathilde Panot (LFI) et Olivier Faure (PS). Ce dernier, premier secrétaire du Parti socialiste, a salué la décision de Lucas-Landy, y voyant « un geste de responsabilité ». Les organisateurs de la primaire ont confirmé que le scrutin se déroulera comme prévu les 18 et 19 septembre.
Certains observateurs estiment que ce retrait pourrait renforcer la position de Yannick Jadot, qui bénéficie déjà d'une avance dans les sondages avec 32 % des intentions de vote chez les sympathisants de gauche. Mathilde Panot suit avec 28 %, tandis qu'Olivier Faure plafonne à 22 %.
Une candidature qui n'aura pas duré
Benjamin Lucas-Landy, 45 ans, avait fondé sa candidature sur un programme axé sur la justice sociale et la transition écologique. Il avait notamment proposé une hausse du SMIC à 1 600 euros net et un plan d'investissement massif dans les énergies renouvelables. Cependant, son profil centriste et son appartenance à la majorité présidentielle lui ont valu des critiques de la part de l'aile gauche de la NUPES.
« Sa candidature était un cheval de Troie de la macronie », a taclé Mathilde Panot sur Twitter. De son côté, Yannick Jadot a appelé à « ne pas se réjouir de ce retrait » et à « travailler ensemble pour une gauche unie ».
Benjamin Lucas-Landy n'a pas exclu de soutenir l'un des candidats restants, mais il a précisé qu'il prendrait une décision après avoir consulté ses proches et ses soutiens. « Je veux que la gauche gagne en 2027, et je ferai tout pour y contribuer », a-t-il conclu.



