Bayonne : trois candidats en lice pour la mairie
La semaine a débuté avec intensité dans les états-majors des candidats aux élections municipales de Bayonne. Que ce soit dans le camp du maire sortant, de l'union de la gauche ou de l'extrême droite, tous s'activent en vue du scrutin de dimanche soir. Trois têtes de liste sont officiellement en course pour le fauteuil de maire, présentées ici par ordre alphabétique : Jean-René Etchegaray, Jean-Claude Iriart et Pascal Lesellier. Plongée dans leurs parcours et leurs ambitions.
Jean-René Etchegaray, le maire sortant centriste
Le maire sortant, ancien adjoint de Jean Grenet, a été élu pour la première fois en 2014, battant le socialiste Henri Etcheto de seulement 26 voix. Avocat à la retraite, de sensibilité centriste, il est aujourd'hui membre de Renaissance et dirige une liste majoritairement du centre et de la droite, se voulant sans étiquette. Grand défenseur de la décentralisation, il épouse certaines causes abertzale, notamment la défense de l'euskara. Réélu plus confortablement en 2020 face au même adversaire socialiste, il brigue, à 73 ans, un troisième mandat pour poursuivre la transformation de Bayonne.
Ces dernières années, cette mue s'est illustrée par l'aménagement de nouveaux quartiers comme le Prissé, ainsi que la rénovation du musée Bonnat-Helleu et de la médiathèque. Il assume volontiers l'étiquette de maire bâtisseur, tout en veillant à ne pas réduire Bayonne à une simple carte postale touristique. Son projet vise à concilier développement urbain et préservation de l'identité locale.
Jean-Claude Iriart, le bâtisseur de l'union de la gauche
Jean-Claude Iriart, âgé de 63 ans, est cadre de la fonction publique territoriale à la retraite. Membre du parti de la gauche abertzale EH Bai, il était déjà candidat en 2014 et 2020. Cette fois, à la tête de la liste Bayonne en mouvement, il a rassemblé une coalition large incluant des membres de l'ancienne liste de Mathieu Bergé, élargie à des personnalités du Parti socialiste comme la députée Colette Capdevielle, des Verts, d'EH Bai, de Génération écologie, Place publique, du Nouveau parti anticapitaliste et de Génération-s.
En 2020, sa liste avait choisi de ne pas se présenter au second tour. Arrivé premier de la gauche cette année, il a mené des négociations avec la liste d'Henri Etcheto pour former une union des forces de gauche au deuxième tour. Partisan de la démocratie citoyenne, il espère incarner l'alternance à Bayonne dès la semaine prochaine, portant un projet axé sur la participation des habitants et la justice sociale.
Pascal Lesellier, premier représentant de l'extrême droite
Pascal Lesellier, 65 ans, est un habitué des scrutins bayonnais, présent dès 2014, mais sa liste n'avait pas atteint les 10% nécessaires pour se qualifier. Cette année, il y est parvenu avec un score de 10,72%, permettant à l'extrême droite d'accéder pour la première fois au deuxième tour des municipales à Bayonne. Retraité après une carrière dans l'aéronautique, il est membre du Rassemblement national, bien qu'il n'ait pas obtenu l'investiture officielle.
Sa liste comprend des représentants de Reconquête (la formation d'Éric Zemmour), de l'Avenir Français, des Patriotes et de l'Union des droites pour la République d'Éric Ciotti. Il s'adresse à un électorat qui reprend les idées d'extrême droite et tente aussi de séduire la droite gaulliste. Sa campagne met l'accent sur la sécurité, l'immigration et la défense des valeurs traditionnelles.
Débat médiatique sur les enjeux locaux
Sud Ouest et TVPI s'associent à nouveau pour organiser un débat de second tour sur les enjeux des élections municipales à Bayonne. Celui-ci se tiendra ce jeudi matin dans les locaux de Sud Ouest et sera diffusé sur sudouest.fr et TVPI en fin de journée. Un débat similaire sur les enjeux de second tour à Biarritz aura également lieu ce jeudi matin dans les mêmes locaux, offrant aux électeurs une opportunité cruciale de comparer les propositions des candidats avant le vote décisif.



