Sous le poids des critiques et des appels à la démission, Jean-Michel Aulas a annoncé, samedi 12 juin, son retrait de la gouvernance de son groupe municipal au conseil municipal de Lyon. Cette décision fait suite à la révélation d'une affaire d'abus sexuels non dénoncée, impliquant un proche collaborateur.
Une pression grandissante
Depuis plusieurs jours, l'ancien président de l'Olympique Lyonnais faisait l'objet de pressions croissantes de la part de l'opposition et même de certains membres de sa propre majorité. La publication d'un rapport accablant sur des faits d'abus sexuels remontant à plusieurs années, que M. Aulas aurait tus, a précipité les événements.
Les faits reprochés
Selon les informations révélées par la presse locale, un ancien employé de la mairie aurait été victime d'agressions sexuelles répétées de la part d'un cadre municipal. Jean-Michel Aulas, informé de la situation, n'aurait pas pris les mesures nécessaires pour protéger la victime et aurait tenté d'étouffer l'affaire.
- Plainte déposée en 2024
- Enquête interne ouverte en 2025
- Rapport transmis au parquet en juin 2026
Une décision saluée par l'opposition
L'annonce du retrait de Jean-Michel Aulas a été accueillie favorablement par l'opposition municipale, qui réclamait son départ depuis le début de l'affaire. La maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a salué une décision "responsable" et a appelé à "une transparence totale" sur les dysfonctionnements au sein de la municipalité.
Les conséquences politiques
Ce retrait marque un tournant dans la vie politique lyonnaise. Jean-Michel Aulas, figure influente du centre droit, laisse son groupe municipal sans leader à quelques mois des élections municipales de 2027. Plusieurs noms circulent déjà pour lui succéder, dont celui de son ancienne adjointe à l'économie.
- Réunion du groupe municipal prévue lundi
- Élection d'un nouveau président de groupe
- Refonte de la stratégie électorale
Une affaire qui relance le débat sur la protection des victimes
Au-delà du cas lyonnais, cette affaire relance le débat national sur la protection des victimes d'abus sexuels dans les institutions publiques. Plusieurs associations féministes ont appelé à un renforcement des dispositifs de signalement et à une meilleure formation des élus.
Jean-Michel Aulas, de son côté, n'a pas souhaité faire de commentaire supplémentaire. Dans son communiqué, il indique vouloir "se consacrer à sa défense" et "préserver sa famille".



