Antibes lance un audit pour repenser l'avenir de Juan-les-Pins
Antibes vote un audit pour le futur de Juan-les-Pins

Un audit externe pour dessiner l'avenir de Juan-les-Pins

Le conseil municipal d'Antibes a voté ce jeudi 7 mai 2026 en faveur d'un audit externe, d'un comité de pilotage et d'un plan d'actions pour repenser le futur de Juan-les-Pins. Pendant des décennies, cette station balnéaire a été synonyme de fête estivale, de mer et d'effervescence azuréenne. Cependant, les attentes évoluent, les visiteurs changent, les enjeux climatiques s'imposent, et la nécessité de faire vivre le quartier toute l'année devient centrale.

Une vision globale pour un équilibre retrouvé

La municipalité souhaite construire un modèle plus équilibré, moins dépendant de la seule saison estivale. Cette transformation est déjà amorcée avec la rénovation de la promenade du Soleil, les travaux des plages, la renaissance d'établissements emblématiques comme Le Provençal, et les projets à venir pour Garden Beach et l'hôtel du Park. Au-delà des infrastructures, une vision globale se dessine, visant à retrouver un équilibre entre attractivité touristique et qualité de vie résidentielle.

Pour y parvenir, la Ville a décidé d'engager une démarche structurée autour d'une expertise externe. Le maire Jean Leonetti a cité Auguste Comte : « On ne peut pas être à la fenêtre et se regarder passer dans la rue », soulignant l'importance de « yeux extérieurs » pour établir un diagnostic. Un comité de pilotage, composé d'élus, d'acteurs économiques, d'habitants et de partenaires locaux, s'appuiera sur ce travail pour élaborer un plan d'actions opérationnel.

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Sécurité et propreté comme priorités

Le conseiller municipal et député Éric Pauget a rappelé deux fondamentaux : la sécurité et la propreté, « éléments essentiels pour développer une résilience et attractivité économique ». Le maire a réaffirmé une politique de « tolérance zéro » avec des opérations coup de poing fréquentes et inopinées. « Juan-les-Pins n'est pas parfaite. C'est mieux qu'avant mais ce n'est pas le rêve », a-t-il concédé, avant d'ajouter que la station veut désormais raconter une autre histoire, celle d'un territoire capable de conjuguer tourisme, qualité de vie, culture et transition durable.

Opposition et débats

Le projet a été adopté à l'unanimité moins une voix. Le conseiller municipal LFI Adrien Nouet (liste Réinventons Antibes Juan-les-Pins) a voté contre. Il a plaidé pour « sortir du tout tourisme » et promouvoir les commerçants et associations, insistant sur la rénovation des bâtiments résidentiels et leur sécurisation plutôt que sur quelques monuments prestigieux. Il a également réclamé davantage d'activités pour la population locale et les jeunes, notamment la création d'une maison de la jeunesse et de la culture. Il a contesté l'audit externe, estimant que « les services de la mairie ont toutes les compétences et les capacités pour cette mission ».

Jérôme Bracq (Gauche solidaire écologique et démocratique) a demandé d'associer au comité de pilotage des habitants d'Antibes, pas seulement de Juan-les-Pins, et a insisté sur la nécessité d'un bureau d'études qualifié. Le maire lui a répondu qu'il avait « raison et tort » : « Juan-les-Pins fait partie d'Antibes mais a été créé de toutes pièces. À l'origine, ce sont des hôteliers et des commerçants qui ont planté des pins et ainsi créé une station balnéaire. » Il a assuré que le bureau d'études serait qualifié, ajoutant : « Il faut qu'on aille au fond du problème, même si de temps en temps, les décisions que nous prenons ne sont pas très populaires. »

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