Alès : les candidats municipaux dressent un bilan critique du mandat de Christophe Rivenq
Alès : bilan critique du mandat Rivenq par les candidats

Alès : un bilan municipal sous le feu des critiques

À quelques semaines des élections municipales, les principaux candidats d'Alès ont accepté de dresser un bilan du mandat 2020-2026. Force est de constater que les regards portés sur l'action de Christophe Rivenq, maire sortant, sont majoritairement critiques. Seul Jérôme Garcia, candidat de Lutte Ouvrière, se démarque en menant une campagne sur des thèmes plus généraux, dénonçant la dégradation des conditions des masses populaires.

Un centre-ville transformé mais des quartiers délaissés

Les candidats reconnaissent unanimement que le centre-ville d'Alès a changé au cours des dernières décennies. Basile Imbert, leader d'Alès commun, concède : "Objectivement, la ville a changé." Marc Infantes, d'Alès moderne et authentique, corrobore : "Bien sûr, par rapport à il y a trente ans, Alès a changé."

Mais cette évolution positive du centre contraste avec la situation des quartiers périphériques. Anthony Bordarier, candidat du Rassemblement national, pointe "des quartiers totalement délaissés : Rochebelle, La Royale, Cauvel". Marc Infantes, ancien gendarme, dresse une liste préoccupante : "la ville mal entretenue, les commerces qui ferment les uns après les autres, les quartiers oubliés."

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Insécurité et narcotrafic : des préoccupations majeures

La question sécuritaire revient comme un leitmotiv dans les critiques. Marc Infantes affirme avec conviction : "La sécurité d'abord. Et on pourra reconstruire tout autour. Le maire est aussi responsable de la sécurité de la ville."

Basile Imbert constate : "Sur l'insécurité, objectivement, ça s'est dégradé. Même si les chiffres vont dans le sens du maire, l'ambiance est anxiogène." Anthony Bordarier alerte : "Les dealers gagnent du terrain. Les gens ont peur."

Paul Planque, communiste d'Alès c'est Vous !, établit un lien direct entre abandon urbain et criminalité : "Dans 99% des cas, des quartiers à l'abandon sont la cible de telles activités."

Un dialogue rompu avec la population

La personnalité et le style de gouvernance de Christophe Rivenq sont particulièrement ciblés. Basile Imbert résume : "Le mandat de Rivenq est marqué par moins de dialogue qu'avec Roustan."

Marc Infantes développe cette critique : "Roustan était un homme de proximité. La proximité n'existe plus. Rivenq va les voir, mais il ne les écoute pas ! Il est déconnecté du terrain."

Paul Planque dénonce quant à lui "un pouvoir usé, qui pense, parce qu'il est en place depuis trente ans, avoir eu réponse à tout". Il ajoute : "Tous les indicateurs, à part peut-être l'indicateur démographique, sont au rouge."

Des perspectives différentes pour l'avenir

Malgré leurs critiques convergentes sur le bilan, les candidats proposent des visions distinctes pour l'avenir d'Alès. Basile Imbert appelle à "redonner un nouveau souffle à Alès", tandis que Marc Infantes insiste sur la nécessité de "reconstruire le collectif".

Seul Anthony Bordarier adopte une position plus distanciée : "Moi, j'ai un programme ; je défends mes couleurs. Je déteste les polémiques." Quant à Jérôme Garcia, il maintient son focus sur les enjeux nationaux, dénonçant "des hommes politiques qui font partie des majorités qui ont gouverné le pays".

Ces différentes analyses dessinent un paysage politique local en pleine recomposition, où la critique du mandat sortant semble faire consensus parmi la plupart des forces en présence, à l'exception notable du candidat trotskyste qui préfère centrer son discours sur des problématiques plus globales.

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