Municipales 2026 à Alès : Le monde culturel s'inquiète d'une arrivée du RN
Alès 2026 : La culture craint le RN aux municipales

Municipales 2026 à Alès : Le monde de la culture exprime ses craintes face au RN

À l'approche des élections municipales de 2026, le monde culturel alésien se mobilise et exprime ouvertement ses inquiétudes. Des représentants du secteur, profondément préoccupés, ont pris la parole ce mercredi pour alerter sur les conséquences potentielles d'une arrivée du Rassemblement National au pouvoir dans la ville.

Des acteurs culturels en première ligne

Olivier Lataste, directeur du Cratère, a tenu à clarifier sa position devant la presse. « En tant qu'acteurs de la culture, on n'est pas là pour lancer une injonction pour dire aux gens pour qui ils doivent voter », a-t-il déclaré. Cependant, dans le cadre de ses activités syndicales, il souhaite exercer une pression sur les candidats pour insister sur le fait que la culture demeure une mission de service public porteuse de valeurs fondamentales.

« Je veux insister sur le fait que la culture reste une mission de service public avec des valeurs d'union, d'émancipation et d'humanisme », a-t-il précisé. « Force est de constater que ces valeurs-là ne sont pas au rendez-vous avec l'extrême droite. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un schéma de coopération menacé

Patrick Malavieille, vice-président du Conseil départemental du Gard, a enchaîné en partageant son expérience concrète. « Mon expérience au Département est claire. Toutes les subventions sont rejetées par le RN, y compris sur la ville et les communautés de communes », a-t-il affirmé.

Il met en garde contre un risque d'effondrement du schéma départemental actuel, pourtant consensuel, qui repose sur une coopération étroite entre :

  • L'État
  • La Région
  • Le Département
  • Les agglomérations
  • Les villes

« Aujourd'hui, ce schéma départemental basé sur la coopération risque de s'effondrer ; la spécificité autour de la culture fait pourtant consensus », a-t-il souligné, ajoutant une formule percutante : « L'identité, ce n'est pas l'identitaire. »

Un héritage culturel à préserver

En cette année marquant le 50e anniversaire de la mort d'André Malraux, Olivier Lataste a tenu à rappeler l'importance de son legs. « Nous lui devons la décentralisation culturelle », a-t-il déclaré, soulignant ainsi la nécessité de préserver ce modèle face aux menaces politiques.

Cette mobilisation du monde culturel alésien intervient dans un contexte électoral tendu, où les enjeux de financement et de vision pour la culture deviennent centraux dans le débat public. Les acteurs du secteur entendent bien faire entendre leur voix pour défendre un service public culturel fort et indépendant, garant des valeurs républicaines.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale