Alexandre Latil, élu maire du Plan-de-la-Tour pour la première fois en mars dernier, mène une vie rythmée entre ses obligations municipales, son exploitation viticole et sa famille. Dans le cadre d'une série consacrée aux six nouveaux maires du golfe de Saint-Tropez, Var-Matin dresse le portrait de cet enfant du village qui a réalisé son rêve d'enfance.
Une routine matinale inchangée
Malgré son nouveau statut, Alexandre Latil tient à préserver ses habitudes. Chaque matin, il dépose ses enfants à l'école puis va saluer les enseignants. « C’est mon petit rituel auquel je ne déroge jamais », confie-t-il. Il se rend ensuite en mairie, prenant le temps de saluer tous les commerçants sur son trajet, un rituel indispensable « pour bien démarrer la journée ».
« Il connaît tout le monde ! Avec lui, on ne peut pas faire trois mètres sans être interpellés », plaisante son adjointe à la culture, Marie Pierre de Buchy. Une habitante du centre, Léone, qui connaît le maire depuis toujours, déclare : « C’est un enfant du village et c’est le meilleur ami de mon filleul. On est content de son élection mais on sera là pour le recadrer s’il fait des bêtises ! » Alexandre Latil répond avec humour : « Ah ça c’est sûr, je compte sur vous ! Ma mère me tirera aussi les oreilles. »
Un bureau personnalisé et des missions quotidiennes
Derrière son bureau, Alexandre Latil a placé un portrait de l'ancienne maire, Florence Lanliard, qu'il considère comme son mentor. Sur la gauche, un dessin de son neveu complète la décoration. « Je suis sûr qu’il m’a porté chance donc je le garde près de moi. C’est important de personnaliser cet espace et de sentir ma famille continuellement présente avec moi », explique-t-il.
Depuis son élection, il reçoit quotidiennement ses administrés, avec pour objectif de répondre aux sollicitations et de trouver des solutions aux problèmes. « Parfois, je n’ai pas la réponse à tout mais j’essaye toujours de réfléchir aux demandes pour leur améliorer le quotidien. Parfois ce sont des choses très simples comme remettre les fontaines du village en route ou fleurir les jardinières. On a aussi aidé un administré à reboucher un trou pour sécuriser la voirie », détaille-t-il.
Un rêve d'enfance devenu réalité
Devenir maire était un rêve de « gosse » pour Alexandre Latil. « J’ai toujours voulu rendre service et préserver mon village. Quand j’avais huit ans, je rêvais déjà de ce fauteuil », se souvient-il. Après la pause déjeuner, il quitte la paperasse administrative pour retourner dans ses vignes et gérer l'exploitation familiale. Sa famille perpétue ce savoir-faire depuis des générations : « Ma famille est remontée dans la généalogie et nous avons retrouvé des ancêtres jusqu’en 1770 ! »
Une vision politique ouverte au dialogue
Le soir, Alexandre Latil privilégie le temps passé avec sa famille, qu'il considère comme son pilier et son équilibre. Seuls les conseils municipaux dérogent à cette règle. Avant chaque séance, il s'accorde une heure de calme dans son bureau pour relire ses notes et surligner les délibérations importantes. « J’essaye de me renseigner le plus possible pour répondre au mieux aux questions des conseillers et notamment de ceux de la minorité. Je veux rester ouvert au dialogue, quand je n’ai pas de réponse immédiate, je suis prêt à les recevoir en mairie », explique-t-il, définissant ainsi sa ligne de conduite pour ce premier mandat.



