Municipales 2026 dans le Gard : à Aigues-Mortes, 16 voix d'écart et des doutes sur la validité du scrutin
Aigues-Mortes : 16 voix d'écart, le scrutin municipal contesté

Municipales 2026 dans le Gard : à Aigues-Mortes, un scrutin serré et des doutes persistants

À Aigues-Mortes, le deuxième tour des élections municipales de 2026 s'est déroulé dans une atmosphère de tension extrême, avec un résultat qui se joue à quelques voix seulement. Cédric Bonato, ancien maire de la commune au début des années 2000, a retrouvé son fauteuil de premier édile en remportant 50,16 % des suffrages exprimés. Cependant, sa victoire est contestée par sa rivale, Noémie Albecq-Mégias, candidate divers droite et cheffe d'entreprise locale, qui a concouru pour la première fois aux municipales.

Une défaite difficile à accepter pour la candidate

Selon le décompte final, Cédric Bonato l'emporte avec seulement 16 voix d'avance sur Noémie Albecq-Mégias. Cette dernière exprime son amertume face à un écart si minime. "Si j'avais perdu de 250 voix, j'aurais pu me dire que les électeurs ne m'ont pas fait confiance. Mais là, avec 16 voix de différence seulement, ce n'est vraiment pas facile de caractériser une défaite !", a-t-elle déclaré le lundi 23 mars 2026, jointe par téléphone. Elle souligne la difficulté psychologique d'une telle situation, où chaque bulletin prend une importance capitale.

Des irrégularités pointées du doigt

Dès le lendemain du scrutin, Noémie Albecq-Mégias a annoncé que ses équipes s'activaient à la préfecture du Gard pour recenser les irrégularités observées dans les procès-verbaux des bureaux de vote. La commune comptait six bureaux pour ces élections, et la candidate affirme que la plupart des anomalies concernent le bureau numéro 3. Parmi les incidents signalés :

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram
  • Un électeur muni d'une procuration s'est vu refuser l'accès au vote le dimanche matin, alors que la personne pour laquelle il votait était bien inscrite sur les listes électorales.
  • Le vote d'une personne a été comptabilisé alors qu'elle n'était pas seule dans l'isoloir au moment de glisser son bulletin, ce qui contrevient au code électoral garantissant la liberté du vote.
  • Des signatures impossibles sur le cahier d'émargement, avec des cas où une signature figurait déjà alors que l'électeur n'avait pas encore voté.

Noémie Albecq-Mégias insiste sur le nombre élevé d'irrégularités constatées, tout en affirmant garder la tête froide. "16 voix d'écart, c'est très faible. Mais on va se donner le temps de vérifier si les irrégularités sont à la fois sérieuses et suffisantes pour avoir faussé le résultat", explique-t-elle.

Les prochaines étapes juridiques

En pratique, la candidate a jusqu'à vendredi pour éventuellement contester l'élection de Cédric Bonato devant le tribunal administratif de Nîmes. Si elle engage une procédure, elle disposera ensuite de trois mois pour faire valoir ses arguments. L'objectif pourrait être l'annulation du scrutin sur la commune, ou même la proclamation de sa liste comme vainqueur. Cette situation illustre les défis des élections locales serrées, où chaque détail peut devenir crucial. Les habitants d'Aigues-Mortes attendent désormais les développements juridiques, dans un climat d'incertitude politique.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale