Une décision historique pour la mémoire collective
La commission des Lois de l'Assemblée nationale a voté à l'unanimité, ce mercredi 20 mai 2026, la proposition de loi portant abolition du Code noir. Ce texte, promulgué en 1685 sous Louis XIV, codifiait l'esclavage dans les colonies françaises. Sa suppression symbolique marque une étape importante dans le travail de mémoire et de réparation.
Un vote unanime et transpartisan
Les députés de tous les groupes politiques ont salué cette initiative. « C'est un acte de justice historique », a déclaré la rapporteure du texte. Le Code noir, qui définissait le statut des esclaves et les punitions qui leur étaient infligées, est perçu comme l'un des piliers juridiques de la traite négrière. Son abolition, bien que symbolique, envoie un signal fort.
La proposition de loi prévoit également la création d'une commission chargée de réfléchir à des mesures de réparation pour les descendants d'esclaves. Cette commission devra remettre ses conclusions dans un délai de six mois.
Les réactions des associations
Plusieurs associations mémorielles ont salué ce vote. « C'est une victoire pour toutes les victimes de l'esclavage », a déclaré le président du Collectif des Antillais. Cependant, certaines estiment que des mesures concrètes doivent suivre, notamment en matière d'éducation et de reconnaissance des préjudices subis.
Le texte doit maintenant être examiné en séance publique à l'Assemblée nationale, puis au Sénat. Si le gouvernement soutient la proposition, il pourrait être adopté définitivement avant la fin de la session parlementaire.
Un symbole fort pour les outre-mer
Le Code noir a longtemps été un sujet sensible dans les territoires d'outre-mer. Son abolition est perçue comme un pas vers la réconciliation nationale. « Nous devons regarder notre histoire en face », a insisté un député de la Martinique. La proposition de loi inclut également un volet pédagogique visant à enseigner l'histoire de l'esclavage dans les écoles.
Ce vote intervient alors que la France commémore cette année le 180e anniversaire de l'abolition de l'esclavage en 1848. Une cérémonie officielle est prévue au jardin du Luxembourg, en présence de représentants des outre-mer.



