Entre les plateformes digitales standardisées et les banques privées réservées aux grandes fortunes, un vide existe. Valmontis s’y installe avec une promesse claire : offrir à chaque client les stratégies et les partenaires habituellement réservés à ceux qui possèdent plusieurs millions. Ilan Chicheportiche, fondateur, explique sa vision.
Parcours et conviction
Qu’est-ce qui vous a conduit vers la gestion de patrimoine ?
Quand j’étais enfant, personne autour de moi ne parlait d’investissement. Ce n’était pas un sujet, comme si c’était réservé à d’autres. Aujourd’hui je sais que ce silence coûte très cher. L’investissement n’est pas une question de talent ou de réseau. C’est de la méthode, de la rigueur et du temps. Deux choses que tout le monde peut s’approprier.
Vous avez étudié à Paris, Lyon et New York. Qu’est-ce que ce parcours vous a apporté ?
Ce qui m’a le plus frappé à New York, ce n’est pas la sophistication des marchés, c’est la normalité avec laquelle les gens parlaient d’argent. Dans le métro, entre amis, en famille. Sans tabou, sans complexe. En France, on a une relation à l’argent souvent chargée de culpabilité ou de pudeur. On n’en parle pas. Et ce silence entretient les inégalités. Les gens qui savent investir s’enrichissent. Les autres stagnent. Valmontis, c’est aussi une réponse à ça.
Avant de créer Valmontis, vous étiez chez Patrimy, élu meilleur cabinet CGP d’Ile-de-France 2025. Pourquoi partir et créer votre propre structure ?
Patrimy m’a énormément apporté. C’est aujourd’hui l’un des cabinets les plus importants et les plus reconnus de la place. Être élu meilleur cabinet CGP d’Île-de-France 2025 par CFNEWS ne s’obtient pas par hasard. J’ai eu la chance d’y travailler avec les meilleurs, d’apprendre les exigences du métier dans les moindres détails, de comprendre ce que veulent vraiment les clients et ce dont ils ont besoin. Cette expérience est une fondation solide pour tout ce que je construis aujourd’hui avec Valmontis. Mais j’ai aussi observé une réalité structurelle difficile à contourner de l’intérieur : même dans les meilleurs cabinets, les conseillers finissent souvent par proposer ce qu’ils ont en vitrine, pas nécessairement ce qui est optimal pour le client. Je voulais exercer avec une indépendance totale : aucun produit maison, aucune contrainte commerciale, aucun conflit d’intérêt. Juste le meilleur conseil possible.
Le positionnement Valmontis
Comment vous situez-vous par rapport aux acteurs existants ?
Le marché est coupé en deux. D’un côté, les fintechs : accessibles, peu coûteuses, mais standardisées. On remplit un formulaire, on obtient une allocation type, sans conseil personnalisé ni vision globale. De l’autre, les banques privées et family offices : un conseil d’excellence, mais avec un ticket d’entrée de plusieurs millions d’euros et des frais importants. Valmontis s’installe précisément dans cet espace vide : la rigueur et les produits d’un family office, l’accessibilité et la transparence d’une fintech.
Concrètement, que propose Valmontis que les autres ne proposent pas ?
Je vais être direct : le système bancaire traditionnel n’a pas été conçu pour défendre l’intérêt du client. Il a été conçu pour vendre des produits. Le conseiller en agence n’est pas un mauvais professionnel, il est dans un système qui l’oblige à pousser ce qu’il a en vitrine, pas ce qui est optimal pour vous. Résultat : des millions de Français paient des frais qu’ils ne connaissent pas, sur des produits qu’ils n’ont pas vraiment choisis, avec une performance qui ne reflète pas leur potentiel. Valmontis part d’un postulat inverse : le client d’abord, toujours. Avec un ticket moyen de 50 000 euros et des dossiers atteignant régulièrement plusieurs millions, notre indépendance totale et nos frais à zéro à l’entrée ne sont pas un argument commercial, c’est une conviction fondatrice.
« Le client d’abord, toujours, quelle que soit la taille du dossier » – Ilan Chicheportiche, fondateur de Valmontis
Approche, Valmontis
Qui sont vos clients types ?
Des cadres supérieurs, des entrepreneurs, des professions libérales : médecins, avocats, architectes. Des gens qui ont souvent un patrimoine existant mais mal structuré : de la trésorerie dormante sur un compte courant, une assurance vie bancaire chargée en frais, un PEA à l’abandon. On commence généralement par restructurer l’existant avant même de parler de nouveaux investissements. Le vrai sujet n’est pas toujours d’investir plus, c’est d’investir mieux et souvent, on crée de la valeur sans que le client apporte un seul euro nouveau.
Vous êtes jeune pour ce métier. Comment installez-vous la confiance ?
Honnêtement ? Je ne cherche plus à convaincre sur ce point. Les clients qui arrivent chez Valmontis ont souvent déjà eu affaire à des conseillers expérimentés en banque et ils sont là parce que ça ne leur a pas suffi. Ce qu’ils cherchent, c’est de la compétence, de la transparence et des résultats. J’ai accompagné plus de 500 clients et conseillé plus de 100 millions d’euros de patrimoine au cours de ma carrière. Nos clients suivent leurs investissements en temps réel sur une plateforme sécurisée : performances, allocations, documents, ce qui vaut n’importe quelle interface de banque privée. La confiance ne se déclare pas, elle se démontre. Il y a aussi un élément fondamental que j’explique à chaque nouveau client : leur argent ne transite jamais par Valmontis. Pas un seul euro. Les fonds vont directement chez nos partenaires institutionnels : Goldman Sachs, JP Morgan, Generali, Spirica, les assureurs luxembourgeois. Le contrat est établi directement au nom du client, chez le partenaire. On ne leur demande pas de nous faire confiance aveuglément, on leur demande de faire confiance aux institutions avec lesquelles ils travaillent déjà indirectement depuis des années, mais auxquelles ils n’avaient pas accès directement. Notre rôle, c’est d’être le chef d’orchestre, pas le coffre-fort.
Quel est le premier réflexe à avoir quand on a de l’argent qui dort ?
Se poser une question simple : est-ce que mon argent travaille autant que moi ? La plupart du temps, la réponse est non. Un Livret A plafonné qui ne rapporte plus que 1,5% brut depuis le 1er février 2026, un PEL ou CEL qui tourne entre 2 et 2,5% pour la plupart des clients, des rendements qui, une fois l’inflation déduite, ne préservent même pas le pouvoir d’achat. Une assurance vie bancaire avec 2,5% de frais annuels qui grignote la performance année après année, un PEA ouvert il y a cinq ans et jamais retouché, de la trésorerie qui dort sur un compte courant à 0%, ce sont des erreurs silencieuses qui coûtent des dizaines de milliers d’euros sur dix ans sans que personne ne vous le dise clairement. Chez Valmontis, le premier rendez-vous commence toujours par une : un audit honnête de ce qui existe déjà. Pas un pitch commercial, une radiographie patrimoniale. Souvent, on crée de la valeur significative sans que le client apporte un seul euro nouveau. C’est ça, la vraie valeur d’un conseil indépendant.
Comment positionnez-vous les portefeuilles de vos clients dans le contexte actuel ?
On ne cherche pas à timer le marché, c’est une illusion que même les meilleurs gérants ne maîtrisent pas sur la durée. Ce qu’on fait, c’est construire des portefeuilles résilients, décorrélés, capables d’absorber les chocs sans sacrifier la performance long terme. Et des chocs, il y en a. Le détroit d’Ormuz qui concentre 20% du commerce mondial de pétrole reste une zone de tension permanente, une escalade là-bas et les marchés énergétiques mondiaux bougent en quelques heures. Les annonces de Donald Trump sur les tarifs douaniers ont démontré en quelques jours que la volatilité peut surgir d’une décision politique et se propager instantanément sur tous les marchés cotés. Ce sont exactement ces environnements qui montrent la limite des portefeuilles 100% exposés aux marchés traditionnels. Concrètement, notre stratégie repose aujourd’hui sur quatre piliers. D’abord la dette privée, financement de PME et d’actifs réels qui offre des rendements de 7 à 9% décorrélés des marchés cotés : ni Trump ni le Moyen-Orient n’impactent directement le remboursement d’une PME française bien sélectionnée. Ensuite les produits structurés à capital garanti : on capte de la performance sur les marchés actions avec un filet de sécurité, idéal dans un contexte incertain. L’assurance vie luxembourgeoise apporte une protection renforcée des actifs avec le triangle de sécurité luxembourgeois, et un accès à des fonds institutionnels non disponibles en France. Et enfin, pour les clients avec une vision long terme, le private equity sur des fonds Growth Capital sélectionnés, décorrélé des fluctuations court terme, ciblant 12 à 15% de rendement annualisé. Ce ne sont pas des produits exotiques, ce sont les outils que les grandes fortunes utilisent depuis des années pour traverser les crises. On les rend simplement accessibles.
Vous avez mentionné vos partenaires mais concrètement, qu’est-ce que ça change pour un client ?
Tout. Valmontis travaille avec plus d’une cinquantaine de partenaires institutionnels : banques privées (Goldman Sachs, JP Morgan, Rothschild & Co, Lazard, Blackstone, BNP Paribas, Societe Generale...), fonds d’investissement spécialisés et assureurs luxembourgeois de premier rang. Ce réseau permet d’accéder à des conditions tarifaires et à des produits normalement réservés aux clients gérant plusieurs millions. Mais au-delà des noms, c’est la plateforme qui change tout au quotidien : nos clients suivent l’ensemble de leurs investissements en temps réel : performances, allocations, documents, tout centralisé avec une interface qui vaut n’importe quelle banque privée. Ça, c’est inclus dès le premier euro investi.
Au-delà du cabinet : Le média Valmontis
Vous lancez un média financier en juin. Pourquoi ?
Je lance ce média parce que j’en avais besoin il y a dix ans et qu’il n’existait pas. Pas un média qui parle de finance comme si c’était réservé aux initiés, pas des émissions avec des experts qui se parlent entre eux. Quelque chose de concret, de direct, avec des gens qui ont une vraie relation à l’argent et à la construction d’un patrimoine : des gérants de fonds, des investisseurs, des business angels, mais aussi des sportifs de haut niveau qui ont dû apprendre à gérer une carrière courte et des revenus importants. Des gens dont les histoires parlent à tout le monde. L’objectif est simple : que quelqu’un qui n’a jamais investi de sa vie sorte d’un épisode avec une chose concrète à faire. Une action. Pas une théorie.
Valmontis, et après ?
Ce que construit Ilan Chicheportiche avec Valmontis ressemble moins au lancement d’un cabinet qu’à une déclaration d’intention : celle de rendre à une génération entière ce que le système financier lui a toujours refusé, un vrai conseil, sans condition de fortune. D’ici fin 2026, l’objectif est d’atteindre 50 millions d’euros d’encours sous conseil avec une équipe de cinq à huit conseillers. À trois ans, Valmontis vise 150 à 200 millions d’euros d’encours conseillés. Mais le vrai objectif, celui qui motive chaque matin, est plus simple : changer la façon dont les Français pensent à leur argent. Un client, une stratégie, une conviction à la fois.
« L’investissement n’est pas un privilège. C’est une discipline et elle est accessible à tous. » – Ilan Chicheportiche, fondateur de Valmontis
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